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SOMMAIRE 

numéros parus depuis 1990

 

 

 

Copie autorisée pour usage pédagogique non lucratif et avec mention de la source

 

Numéro 133 * Juin 2008

Sommaire

1. Jean-Luc Léonard, Découvrir l'Héroïc Fantazy * Julien Légat, Les contes de Baraznith 

2..Marie Constant, Parcours de nouvelles policières

3.. Jean-Marie Lhote, "Cap'emploi": Le CV, pratique sociale, pratique langagière   

4.. Christian Munster, Créer des liens entre écoles de tous pays: l'opération FAX

5. Documents bruts

Wikipédia à la trappe?

Le Bac à la trappe? 

Menus propos sur l'évaluation

* Quand ILS ne réussissent pas... qu'est-ce que JE change dans ma pratique?

Dialogue (revue du GFEN), févr. 1989, page de couverture

* L'erreur n'est pas toujours du côté que l'on croit, et il est absurde de parler de remédiation s'il n'y a pas eu auparavant une authentique médiation, celle notamment qui doit pousser l'enseignant à interroger son propre savoir. 

Stella Baruk, in L'École: diversités et cohérence, Nathan 1996

* Le processus d'évaluation engage l'enseignant dans une série de deuils, notamment celui du pouvoir et de la suprématie, pour faire place à la collaboration et à la négociation dans le jugement et la décision.

L. Belair, L'évaluation dans l'école - Nouvelles pratiques, ESF., 1999, p.68.

* (...) habituellement, le seul regard que le professeur pose sur la copie est celui du correcteur sur des épreuves d'imprimerie, et non celui d'un lecteur à l'écoute d'un auteur.

Bucheton D. & Chabanne J.-C., Parler et écrire pour penser, PUF, 2002, p.29.

 

 

Découvrir l'Héroic Fantasy

Julien LÉGAT, Les contes de Baraznith

Premier degré * Récit de Jean-Luc Léonard, IND, Arlon

Préambule… une rencontre en chair et en os !

Au mois de mars 2007, je ne connaissais rien du genre "Héroïc Fantasy". J'en avais vaguement entendu parler et l'image que j'en avais, était qu'il s'agissait d'un genre mineur et peu intéressant. La lecture du 7enPoche Les contes de Baraznith m'a interpellé et j'ai fait des recherches sur Internet. J'ai trouvé des sites réalisés par des personnes branchées, chez Wikipedia, mais c'était le vide total dans les sites à caractère pédagogique.

Je me suis rabattu (amicalement) alors sur le jeune auteur de ce récit. Quinze jours après notre premier échange courriel, Julien était dans mes classes pour expliquer non seulement le genre mais aussi son parcours en tant que jeune auteur. Cette première entrevue a donné l'idée aux Editions Averbode d'organiser un atelier sur l'Heroïc Fantasy lors de leur journée de formation au mois de novembre 2007 (Louvain-la-Neuve). Julien et moi avons accepté de l'animer. Au mois de décembre 2007, à la veille des vacances de Noël, Julien était de nouveau dans l'école pour rencontrer 180 élèves de 2ème qui avaient dû préparer l'exploitation et qui avaient été interrogés sur "Les Contes de Baraznith" pour le CS de Noël de français.

Je tiens aussi à ajouter que j'ai assisté à plusieurs conférences (de MM. Tisseron, Delbrassine, Lavacherie…) à Namur sur l'Héroïc Fantasy lors du salon de l'Education et du Livre pour la Jeunesse ; ces personnes m'ont vraiment convaincu de l'importance de ce genre qui s'adresse particulièrement aux ados.

L'article qui suit est donc l'aboutissement de cette expérience sur ce genre littéraire méconnu, mais pourtant tellement proche des adolescents lecteurs.

  Sommaire :

* L"héroïc fantasy" en bref. : petite présentation donnée aux élèves en même temps que le livre

* L'"heroïc fantasy" vue par Julien LEGAT, auteur de "Les contes de Baraznith"  

        * Mondes  parallèles

        * Personnages

* Carte réalisée par J. LEGAT pour la seconde édition de "Les contes de Baraznith"

* L'exploitation (questionnaire) du récit "Les contes de Baraznith" dans les classes de 2èmeC (INDArlon)

* Le corrigé du questionnaire.

* Notes personnelles prises lors de la conférence de Serge TISSERON (Salon de l'Education et de la Littérature pour la * Jeunesse, Namur, octobre 2007) sur "l'héroïc fantasy"

* Quelques repères

* En guise de conclusion  

* Autres articles de J.-L. Léonard parus dans LMDP

 retour debut heroic fantasy * sommaire et édito 133

Document "apéritif" remis aux les élèves avec le livre de Julien Légat

Parchemin horizontal: L'Heroïc Fantasy

"Elfes, dragons, trolls, sorciers ont envahi depuis quelques années la littérature de la jeunesse. Chaque mois apporte son lot de nouveaux titres et de nouveaux cycles qui font pénétrer les lecteurs dans des univers parallèles où s'affrontent les forces du bien et du mal. Des héros souvent surpris eux-mêmes d'avoir été investis de pareilles missions et de pouvoirs surnaturels sont amenés à restaurer l'ordre du monde qui avait été menacé." (…)

(extrait de la journée d'étude "Rendez-vous avec l'Heroïc fantasy", Namur, le 19/10/07)

"L'Heroïc Fantasy" a pour caractéristique essentielle de renouer avec les grands récits médiévaux (du Moyen âge) de batailles en relatant les aventures de guerriers "héroïques" dans un monde imaginaire magique et parfois (le plus souvent) violent. 

L'Heroic Fantasy met donc en scène :

de simples humains ou des personnages humbles dans des …

situations irrationnelles et dans des mondes parallèles,

qui font appel à des aspects mythologiques (mythes grecs, scandinaves, hindous, asiatiques…), ou des légendes.anciennes…

où la magie tantôt bénéfique et tantôt maléfique aide le héros dans sa quête, et…

dans sa lutte entre le bien et le mal, entre l'aventure et l'émotion.  

 

Nous nous retrouvons ainsi au milieu de personnages aussi irrationnels que des : gnomes, enchanteurs, lutins, elfes, trolls, orcs, centaures, nains, hobbits, sorciers, magiciens, fées, farfadets, dragons, gargouilles, licornes…

Certains ont des pouvoirs, d'autres ont des armes : tous se battent pour que le bien ou le mal triomphe.

Les lieux sont également présents : châteaux, forêts sombres, lacs ensorcelés , montagnes enchantées, labyrinthes, dédales de couloirs, tavernes, portes massives, gouffres…

Il y a des inscriptions magiques, secrètes, des énigmes, des devinettes, des langues anciennes, des symboles, des signes…

 

Remarque méthodologique    

Il me semble important que l'enseignant puisse comparer les caractéristiques du genre "héroïc fantasy" avec les caractéristiques des genres "fantastique" et "merveilleux" (contes) .

 

L'enseignant peut également faire référence à la culture des ados : "Eragon" (livre et film), "L'aîné"(livre), "Le seigneur des anneaux" (film), "La boussole d'or" (Trilogie : A la croisée des mondes) (film et livres), la série des "Thorgal" (BD), "Les forêts d'Opale" (BD), "Le monde de Nirnia" (livre et film)… Le genre est proche aussi de certains "mangas".

 

L’HEROÏC FANTASY

par Julien LÉGAT

auteur de Les contes de Baraznith, Ed. Averbode, 2006-2007, Coll. 7enPoche, n°19  

retour debut heroic fantasy * sommaire et édito 133

Les notes suivantes ont été rédigées pour la 8ème journée de formation des Editions Averbode, à Louvain-la-Neuve, novembre 2007. Elles m'ont semblé importantes pour appréhender l'Héroïc Fantasy

L'Héroïc Fantasy est en fait un sous-genre de la Fantasy, nous allons d'abord étudier l'histoire de celle-ci.

Considérée à ses débuts comme une forme "irrégulière" des récits de science fiction, la Fantasy a acquis peu à peu un statut de genre littéraire à part entière.
Le mot "fantasy" désigne à l'origine l'imagination créatrice mais depuis les années 40 cela commence à désigner aussi un genre littéraire.

La Fantasy est alors considérée comme une science fiction irrégulière, incomplète. Mais à partir des années 60, on se met à relire Conan de Robert Howard et Le Cycle des épées de Fritz Leiber et de là se mettent en place les premières règles du genre : il faut un univers avec sa géographie et son histoire, donner un minimum de pseudo-explication à l'utilisation de la magie et enfin de jeunes barbares comme héros. Ce genre commence à s'appeler l'Héroic Fantasy.

La littérature " héroïque-fantaisie " a pris son essor aux Etats-Unis dans les années 60.

Rapidement, le cinéma s’est emparé de ce style capable de toucher largement l’imagination populaire.

Je définirai l’ " héroïque-fantaisie " comme faisant intervenir le merveilleux et le fantastique, mais surtout la magie, élément indispensable en remplacement de la technologie qui caractérise notre ère actuelle.

D’où la notion de temps reculés ou d’autres mondes n’ayant pas atteint notre niveau technologique, car l’ " héroïc-fantasy " nécessite de ne pas tout connaître du monde dans lequel les personnages évoluent.

En effet, l’Aventure n’est plus possible dans un monde cartographié et connu comme notre Terre.

Le danger est proportionnel à la découverte de " Terra Incognita " avec leur faune et leur flore.

Les êtres humains ne sont pas nécessaires, mais très souvent présents car c’est nous-mêmes que nous projetons dans ces histoires.

Puisant sans problème dans les mythologies et les légendes humaines, l’ " héroïque-fantaisie " a largement profité de l’imagination fertile des auteurs contemporains , car les histoires ne sont plus entravées par les contraintes du monde réel comme pour d’autres styles littéraires.

Il existe ensuite plusieurs genres marqués par la présence d'éléments fantastiques, comme le merveilleux, où le monde décrit ne peut pas être le nôtre, et où les éléments fantastiques, loin de provoquer la peur, sont là pour l'aventure, ou bien est inspiré du nôtre, à une époque particulière (comme l'Héroic Fantasy, inspiré de notre Moyen Age), mais s'en distance déjà assez pour que les éléments surnaturels ou extraordinaires ne provoquent pas la peur mais simplement l'émerveillement.

 

1. Les mondes parallèles

1.1.            Voyager pour s'évader (. Généralement l'enfant est éloigné de son environnement quotidien pour qu'il puisse prendre conscience de la réalité de la société dans laquelle il vit.)

mondes parallèles " sans conséquence ".

Une des constantes du passage entre deux mondes se situe au niveau de la temporalité des événements. Bien souvent le temps qui s'écoule au-delà de la frontière n'est pas le même que dans le réel et lorsque les protagonistes reviennent, ils ont la surprise de constater que très peu de temps (de quelques heures à rien) vient de s'écouler. C'était comme si rien ne s'était passé en réalité…
D'ailleurs, dans ce genre de récit, la fin renvoie généralement au début où l'on y retrouve tous les éléments, voire des répétitions. Les personnages ont simplement en mémoire le goût de leurs aventures passées, rien de plus. L'enfant s'est littéralement évadé un instant d'un monde figé. Seule peut survenir une certaine sérénité ou joie suite aux événements.


1.2. Voyager pour grandir (Plus que pour prendre conscience du monde qui l'entoure ou pour simplement s'évader, le personnage d'un récit de monde parallèle avec changement a pour objectif inconscient de résoudre les conflits intimes qu'il rencontre dans sa vie quotidienne )

  début heroic fantasy * sommaire et édito 133

mondes parallèles "avec conséquence".

Cette catégorie est plus intéressante car elle entraîne plus de conséquences.

Le héros pénètre rarement dans un autre monde sans une véritable raison. Le franchissement survient bien souvent d'une volonté profonde illustrant une profonde envie de changer. Franchir une frontière vers le non-quotidien peut être considéré comme une épreuve initiatique. Le personnage enfant fera face aux problèmes insurmontables de sa vie et des obstacles-symboles qu'il apprendra à franchir grâce à la vision différente qu'il aura des choses, lui permettant ainsi de surmonter ses appréhensions et d'appliquer sa maturité nouvelle dans le monde réel.  (Comme c’est le cas pour Max, dans « Les Contes de Baraznith »)

2. Les personnages

2.1. Les héros

En première analyse, nous étudierons les héros. En effet, ce sont les personnages auxquels nous sommes le plus vite confrontés lorsqu'on lit un roman.

Tout d'abord, le héros d'Heroic Fantasy est-il un homme ou une femme ? En effet, dans certains genres les héros sont majoritairement féminins ou masculins.

Si on considère l'Heroic Fantasy, on se rend compte qu'il n'y a pas vraiment de prédominance de l'un ou l'autre sexe. En effet, les héros sont autant des hommes que des femmes. En effet, dans les deux romans que j'ai choisis de retenir pour ce travail, on trouve une fois un homme en tant que héros (Frodon dans Le Seigneur des Anneaux) et une fois une femme (Morgane dans Les Dames du Lac).

De même, ces héros ou héroïnes sont de forme humanoïde sans pour autant être toujours des êtres humains : c'est le cas de Frodon, par exemple, c'est un hobbit. Il côtoie des humains et on sait qu'il est beaucoup plus petit qu'eux et possède des grands pieds qui n'ont pas besoin de chaussures ; pourtant mis à part ces quelques différences (qui ne se remarquent pas trop à la lecture) il a tout de l'être humain.

2.1. Les personnages secondaires

Tout d'abord, l'Heroïc Fantasy se caractérise par une multitude de personnages secondaires, à tel point qu'on a même parfois tendance à s'y perdre. Et cela aussi bien en roman qu'en bande dessinée. Dans cette dernière, le côté graphique permet toutefois de mieux repérer les différents personnages.

De plus, ces personnages sont de sexe et d'espèces variées. En effet, on y rencontre aussi bien des femmes comme Arwen (Le Seigneur des Anneaux), que des hommes : Aragorn et Pippin (Le Seigneur des Anneaux).

Ensuite, ces personnages secondaires ne sont pas forcément humains. Gimli et Legolas, amis de Frodon, sont respectivement un nain et un elfe. Idem que dans « les Contes de Baraznith » où Darcov, Glim et Akane sont respectivement une gargouille, un lutin magique et un magicien Noir (ange noir).

Enfin, ces personnages secondaires forment une sorte de communauté autour du héros et sont souvent présents tout au long de la quête. Par exemple, dans le Seigneur des anneaux, Frodon est entouré de Pippin, Merry, Sam, Gimli, Aragorn, Gandalf, Legolas et Boromir. Pareil dans les Contes de Baraznith où Max est entouré de Darcov, Emmy, Natasha, Akane, Glim, Moly, etc…

Certains de ces personnages, par contre, n'apparaissent que le temps de quelques épisodes ou alors périodiquement. Par exemple, Bilbon le hobbit apparaît dans le premier et le troisième tome, non dans le deuxième.

  On constate donc que les personnages secondaires ont une grande importance dans l'Heroic Fantasy. En effet, sans eux le héros semble perdu. Cette importance des personnages secondaires se voit aussi dans le fait qu'ils prennent parfois la place du héros, cela le temps d'un chapitre ou d'un épisode. On peut citer, par exemple Aragorn à qui sont consacrés de nombreux chapitres du Seigneur des Anneaux.

3. Description des différentes catégories de PERSONNAGES rencontrés dans l’héroic fantasy

Les plus récurrents :

Les Guerriers ; Les Soldats; Les Mercenaires ; Les Amazones ; Les Dieux ; Les Serviteurs de Dieux ; Les Mages ou Magiciens ; Les Sorciers ; Les Prêtres ; Les lutins ; Les Anges ; Les Nains, Les Elfes ; Les Demi-Elfes ; Les Fées ; Les Hommes des bois ; Les Créatures végétales ; Les Sirènes ; Les Barbares ; Les Pirates, etc …

Le GUERRIER :   

(Aragorn, « Le Seigneur des Anneaux »)

Personnage pivot de l’ " héroïc-fantasy ". C’est un personnage fort et courageux pas toujours subtil.

La force et son habilité aux armes sont ses principaux atouts contre les aléas de sa quête.

Bien sûr, son intelligence peut lui permettre d’acquérir certaines connaissances d’autres personnages (Sort de magie, préparation de plantes etc...)

Son caractère le pousse vers l’efficacité et il ne vaut mieux pas être son ennemi.

Son origine peut être modeste voir de contrées sauvages et mal connues.

A pied ou à cheval, il sait manier toute les armes avec une prédilection pour les épées et l’arc.

En combat, il privilégie l’attaque à sa défense. L’armure ou le bouclier ne lui sont pas indispensables, il compense par sa force et sa rapidité.

Les MAGES ou MAGICIENS :   

(L’enchanteur « Les Contes de Baraznith ») aussi appelé « Enchanteur »

Il s’agit d’un personnage clef de l’ " héroïc-fantasy ".

Sa force mentale, la magie, sa connaissance de grimoires anciens et sa possession d’objets " ‘magiques " sont sa principale force.

Il est souvent formé par d’autres mages au sommet de leur art. Son savoir est donc très académique et il peut être surpris voire désarmé par des événements réels auxquels il n’est pas préparé.

Ses connaissances sont souvent déterminantes dans une quête.

C’est un allié précieux mais aussi souvent un ennemi redoutable, voir l’adversaire principal lors de la quête.

Cependant, si ce personnage est puissant, il peut être mis hors circuit par des personnages apparemment moins dangereux lors de corps à corps par exemple.

Pas d’armes "classiques", sauf peut-être une dague. Par contre selon son niveau d’expérience, la panoplie de ses sorts et leur puissance peut être impressionnante. Mais il lui faut absolument éviter les combats trop rapprochés (corps à corps, par exemple), car ses sorts pourraient le mettre en danger et il serait vulnérable à une atteinte physique directe.

Les SORCIERS : 

( Sarouman, Gandalf « Le Seigneur des Anneaux »)

C’est un autodidacte.

Rien ne le prédisposait à la magie, mais sa volonté et sa soif d’apprendre lui ont permis de surmonter les obstacles.

Ses connaissances, ses sorts sont issus de lectures fragmentaires, de grimoires pas toujours entièrement compris et d’essais empiriques.

Les ressources de la nature n’ont plus de secrets pour lui et si il ne maîtrise pas toujours parfaitement les incantations, les filtres sont sa grand force.

Moins protégé que le mage, il ne répugne pas au combat physique sans atteindre l’efficacité des guerriers.

Ses sorts sont moins nombreux et moins puissants que ceux des mages, mais il peut combattre avec une arme si la situation l’exige. Rarement équipé comme un guerrier, il préférera la dague, la hache ou le bâton qui peuvent lui servir pour d’autres tâches.  

Les NAINS :   

début heroic fantasy * sommaire et édito 133

    

( Gimly «  Le Seigneur des Anneaux »)

Les nains sont un peuple très farouche, un peu repliés sur eux-mêmes et méfiants.

Habiles mineurs, ils savent extraire de la Terre les minéraux les plus divers du plus banal au plus recherché.

Habiles forgerons, ils transforment ces minéraux en objets métalliques utilitaires de grandes qualités très recherchés par les autres peuples.

Mais âpres au gain, ils font payer cher leur savoir faire , mais aussi ils ont une forte propension à amasser les richesses même si elles ne leur servent pas.

Fidèles à la parole donnée, ils savent être des alliés puissants.

Volontiers belliqueux, ils savent se faire respecter des autres peuples.

Ce sont des travailleurs infatigables et des guerriers très résistants. Lourdement protégés par une armure, un casque et un bouclier, leur arme de prédilection est la hache.

Les ELFES :         

(Légolas « Le Seigneur des Anneaux » + Eragon, L'aîné)

Ce sont des personnages anciens, épris de nature et de beauté. Ennemis de la souffrance et des grands bouleversements, ils voient avec surprise et irritation les autres peuples (Humains ou Nains) empiéter sur leurs territoires et interférer avec leur mode de vie. Cependant, ils savent reconnaître les qualités des autres peuples même s’ils les considèrent avec une certaine condescendance. Si à priori, ils limitent leurs contacts avec les autres peuples, ce sont des ennemis acharnés du mal. Leur atout est leur cohésion et leur grande droiture qui peut les amener à se sacrifier pour une cause qui leur paraît juste et vitale. Malgré leur allure frêle, leur force est grande. Leur habilité et leur intelligence leur permettent de réaliser des objets enviés des autres peuples. Incorruptibles, ils sont fidèles lorsqu’ils ont donné leur confiance à quelqu’un. Habiles aux armes de jets, ils ont une prédilection pour l’arc long qui leur permet d’atteindre leurs ennemis de loin avec précision. En combat rapproché, ils ont un préférence pour les lames genre rapières souples et précises. Leur armure est légère et leur bouclier petit et léger car leur mode de combat est basé sur l’esquive, la rapidité et la précision.

A cause de leurs origines liées aux dieux, les Elfes furent de tout temps la race la plus bénie mais surtout la plus maudite par le destin. Les elfes sont très semblables aux humains mortels par beaucoup d'aspects mais ils ont quelques différences: la principale est leurs oreilles pointues, mais d'autres sont plus subtiles. En tant que race, ils sont plus grands que les humains, mais uniformément sveltes, et leur système pileux est moins développé : les elfes masculins sont imberbes. Leurs traits sont très fins et très beaux, leur peau est inaltérable et leurs yeux sont très pétillants. Tous ces éléments combinés leur donnent une aura enchantée. Une dextérité et une surprenante aisance de mouvement leur confèrent une allure gracieuse, ils sont d'ailleurs très agiles et leur démarche est tellement légère qu'ils ne laissent que très peu de traces sur leur passage. Physiquement, ils paraissent faibles mais cela cache en fait une grande force. Ils sont extrêmement résistants aux différences de températures et sont immunisés de toutes les maladies. Ils sont immortels et vieillissent d'une manière gracieuse et imperceptible. En général, ils ne meurent que de deux façons : par la violence des combats ou par lassitude de la vie qu'ils mènent. Ils n'ont pas besoin de dormir, c'est la méditation qui leur apporte le repos. Ils se plongent d'ailleurs au moins 3 heures par jour dans un état similaire à la transe et ils sont alors très difficiles à réveiller. La vision elfique leur permet de voir aussi bien sous un ciel étoilé que le ferait un humain en plein jour. Mais dans l'obscurité totale, ils ne voient pas plus que les humains. Leur ouïe est aussi très développée. Leur vénération pour le chant est incomparable et elle a affecté leur langage. Toutes leurs paroles ont une qualité musicale.

Les créatures VEGETALES :       

( Silvebarbe (arbre vivant) « Le Seigneur des Anneaux »)

Gardiens et mémoire de la forêt, ils représentent la continuité dans la vie au cours des siècles. Ils sont en général spectateurs, mais peuvent être sollicités si un danger menace l’équilibre de la Vie. Ils possèdent de puissants pouvoirs magiques très liés aux forces naturelles. Ce sont des alliés puissants et jamais ils n’aideront le Mal.

4. Description des différentes catégories de MONSTRES rencontrés dans l’héroic fantasy

Les plus récurrents :

Les Dragons ; Les Centaures ; Le cerbère ; Les cyclopes ; Les Trolls ; Les Orcs ; Les Glorks ;Les Gobelins ; Les Ogres ; Le Minotaure ; Les Démons ; Les Diables ; Les Narghals ; Les Gargouilles ; Les Fantômes ; Les squelettes ; Les Momies ; Les Zombies ; Les Géants ;  L’Hydre ; Les Vampires ; Les Loup-garou ;  Les Gorgones ; Les Oiseaux géants, Les Araignées Géantes ; etc …

Les DRAGONS : 

(Les Contes de Baraznith « La Cité des Rois ») ; (Les Nazguls  « Le Seigneur des Anneaux ») ; (« Harry Potter et la coupe de feu ») ; (« Cœur de dragons ») ; (« Eragon »)

C’est le monstre clef de l’ " héroïque-fantaisie ".

Souvent de grande taille et très cuirassé, il peut-être intelligent et doué de paroles ou au contraire d’une animalité brute.
Il est rare qu’il ne crache pas le feu ou qu’il ne vole pas. Il peut avoir plus d’une tête.
Sa vie est séculaire, car il vient de la nuit des temps : il est rare qu’il se reproduise. Il vit essentiellement dans une caverne, située dans des endroits réputés inaccessibles.
Il a la particularité de fréquemment aimer amasser de l’or et des richesses dans son antre, ce qui lui amène souvent de futures proies attirées par l’appât du gain. Il a aussi une prédilection pour les vierges et n’hésite pas à rançonner les humains pour en obtenir.

Il est possible parfois d’en faire son allié, mais c’est le plus souvent un adversaire formidable.

Les CENTAURES :         

(« Le Monde de Narnia ») ;( « Harry Potter à l’école des sorciers »)

Ce sont de terribles guerriers, mi-hommes , mi-chevaux. Très rapides, ils sont féroces et intelligents et traquent leurs proies en meute.

Leurs armes favorites sont la lance et l’arc court qu’ils manient avec une extrême dextérité.

Parfois cannibales, c’est surtout pour le " sport " et la rapine qu’ils chassent les autres créatures intelligentes ou non.

Farouches, ils ont rarement l’instrument du mal, mais répugnent à s’allier avec les autres peuples.

Mais ils sont fidèles à leur parole donnée.  

Le CERBERE :  

début heroic fantasy * sommaire et édito 133     

(« Harry Potter à l’école des sorciers »)

Cerbère est un chien monstrueux à trois têtes, gardien des Enfers.
D'un aspect gigantesque, il possède de nombreuses dents noires rendant ses morsures venimeuses et tranchantes ainsi qu'un cou hérissé de serpents.
Il va toujours les gueules ouvertes, hurlant sans trêve, crocs sans cesse découverts et griffes lacérant les âmes des damnés.
Son rôle était d'empêcher les morts de quitter les Enfers. Ceux qui ont l'audace de l'affronter sont impitoyablement déchiquetés. Mais Cerbère était aussi terrible pour les vivants qui tentent de forcer la porte des Enfers.

Les TROLLS :                 

(« Harry Potter et la chambre des secrets ») ; (« Le Seigneur des Anneaux »)

Franchement bêtes, ces humanoïdes sont des brutes épaisses construites tout en muscles.
Leur armement et leurs effets sont sommaires : massue et peau de bêtes.
Solitaires ou par très petits groupes, ils sont constamment affamés et n’hésitent pas à mettre à mettre à leur menu toutes les créatures intelligentes ou non qu’ils croisent.
A noter qu’il s’agit de créatures de la nuit : le jour leur est fatal et les transforme en pierre s’ils n’ont pas réussis à se terrer dans des grottes.

Les Trolls comme les êtres humains sont très différents les uns des autres et sont carnivores. Leur force est élevée mais ils sont peu rapides. Ils mesurent entre 2 et 4 mètres et sont très lourds car ils peuvent peser entre 200 et 800 kilos. Ils aiment avoir avec eux un gros gourdin avec des piques a son extrémité, arme facile à manier et très pratique. Ils n'aiment pas les humains, ni les elfes et surtout ils détestent les Orcs mais semble apprécier les Gobelins!

Les ORCS :

(« Le Seigneur des Anneaux »)

Très Similaire au GLORKS dans « Les Contes de Baraznith » 

Etres humanoïdes très féroces, ils ont une intelligence limitée mais suffisante pour les rendre redoutables.

Construits en force, leur stature leur permet de manipuler leur armement lourd, sans finesse mais efficace.

Ils se déplacent souvent en petits groupes de pillards.

Peu courageux, si la situation leur semble à leur désavantage, ils sont cruels et sans pitié si la victoire semble à leur portée.

Toujours fidèles séïdes du mal, ils ne forment des armées que sous la contrainte et la peur de leurs maîtres.

Ils sont très prolifiques, ce qui les rend dangereux car leur nombre fait souvent leur force.

Les ARAIGNEES GEANTES :

(« Le Seigneur des Anneaux ») ; (« Harry Potter et la chambre des secrets »)  

Cf: Thorgal, Arachnéa, n°24, Le Lombard
Souvent tapies dans les forêts ou les grottes, elles tendent de redoutables pièges.

Rapides, elles immobilisent leurs proies avec leur soie et les tuent avec leur venin via leurs chélicères. On ne les voit trop souvent que trop tard.

Carte réalisée par J. LEGAT pour la seconde édition de "Les contes de Baraznith" 

  

 

  EXPLOITATION DU RECIT - QUESTIONNAIRE  

début heroic fantasy * sommaire et édito 133

Consignes…

tu répondras sur des feuilles de bloc correctement présentées

tu ne reprendras que le n° de la consigne ou de la question

tu rédigeras des P. correctement construites

tu veilleras particulièrement à l'orthographe  

Remarque: dans l'exploitation de "Baraznith", les élèves n'ont pas droit à avoir la carte le jour du questionnaire

Les contes de Baraznith entrent pleinement dans ce genre littéraire qu'est l'héroïc fantasy (sous-genre de la fantasy).

     1.      Dans les 3 premiers chapitres, nous sommes dans le monde du "fantastique".

Quels sont les différents éléments qui te permettent de le dire ? (5 éléments)

                                                                                                                                             /5

2.      Avec le 4ème chapitre, on entre dans "un monde parallèle", lequel ?

/2

3.      Ce monde parallèle est dominé par "Baraznith". (Sois précis dans tes réponses !)

3.1.         Qui était-il autrefois ?

3.2.         Qu'est-il devenu ?

3.3.         Pourquoi recherche-t-il le "pendentif" ?

/10

4.      Les héros se retrouvent dans une forêt noire divisée en trois secteurs ! Chaque secteur porte un nom et est dominé par un/des personnage(s). Comment s'appellent les trois secteurs et par qui chacun d'eux est-il dominé ?

/6

5.      Les personnages évoluent dans différents lieux de ce "monde parallèle" Pourrais-tu citer 10 lieux différents de ce monde parallèle par lesquels les héros sont passés ?. (Sois précis !)

/10

6.      Les personnages rencontrés par le héros Maxime sont nombreux. Pour chaque nom proposé ci-dessous, donne les informations que tu as pu récolter et dis pour chacun s'ils sont des aidants ou des opposants pour Max ! (Attention: rédige des phrases correctes et va à l'essentiel. Reprends le n° et le nom de chacun, surtout si tu ne respectes pas l'ordre.)

 

6.1.   Gill                              /2

6.2.   Oscar                          /1

6.3.   les Chakals                  /1

6.4.   Molly                           /2

6.5.   Igor                             /1

6.6.   Akane                         /3

6.7.   Mazok                         /1

6.8.   Glim                            /2

6.9.   Crowser                      /2

6.10.        les Glorks                /2

6.11.        Darkov                    /2

6.12.        les Sagrids               /2                                                                            /21

7.      Quel est le lien entre Natasha, Emmy et Baraznith ? (Sois clair !)

/5

8.      Si tu devais faire le schéma actanciel… (Attention à la construction des P.)

8.1.   Rédige la mission, la quête de Maxime (Sois complet !)                                  /4

8.2.   Qui est le destinateur réel et pourquoi ?                                                           /2

8.3.   Qui sont les destinataires ?                                                                              /4

 

9.      Trop de péripéties m'empêchent de te demander de rédiger le schéma narratif, mais rédige au moins…

9.1.   … la situation initiale !                                                                                     /2

9.2.   … la situation finale !                                                                                      /3

 

10.  L'auteur joue également avec les couleurs. Le "noir" est partout présent mais…

        A quoi correspondent les couleurs suivantes (personnes ou choses) ?

 

10.1.     blanc ?                         /1

10.2.     mauve ?                       /1

10.3.     bleu ?                          /4

10.4.     rouge ?                        /2

10.5.     jaune et rouge ?           /1

10.6.     rouge et bleu ?             /1                                                                                     /10

 

11.  Plaisir de lire !

 

Rédige un texte dans lequel tu donneras ton avis sur ce récit.

Tu peux parler du genre, de l'histoire, des personnages, du style de l'auteur (façon de raconter), de ce que tu as aimé ou pas aimé…

Le conseillerais-tu ? Si oui ou si non, pourquoi ?

Ton avis doit être argumenté !

(minimum 10 lignes)                                                                                                                        /10

 

12.  Questions bonus !

               12.1.     Pourquoi "les" contes de Baraznith ?                                                                                    /1

     12.2.     Il y a un jeu de mot dans ce titre, lequel ?                                                                            /1

     12.3.     Observe la 1ère page de couverture et dis quel est (sont) le(s) rapport(s) avec l'histoire !      /2 

                                                                                                                                        +

présentation :                           /2

construction des P. :                 /10 (compte tenu de l'importance du texte)

orthographe n:                          /14 (compte tenu de l'importance du texte)  

                            

                            Total :                                     /120

 

Réponses au questionnaire et commentaires  

début heroic fantasy * sommaire et édito 133

Pour aider l'élève dans sa prise de notes de lecture, j'avais signalé simplement qu'il devait faire particulièrement attention aux personnages, aux lieux, aux couleurs…

Le temps imparti pour répondre au questionnaire était de 2X50mn

Habituellement, je commence toujours par demander de rédiger la référence correcte du livre en respectant les consignes données en début d'année :

 

LÉGAT, Julien, Les contes de Baraznith, Ed. Averbode, 2006-2007, n°5, Coll. 7enPoche, n°19

ou

LÉGAT, J., Les contes de Baraznith, Ed. Averbode, 2006-2007, n°5, Coll. 7enPoche, n°19

 

(Pour les réponses, je rappelle aux élèves d'éviter le passé simple)

 

"Les contes de Baraznith" entrent pleinement dans ce genre littéraire qu'est l'héroïc fantasy (sous genre de la fantasy).

   

13.  Dans les 3 premiers chapitres, nous sommes dans le monde du "fantastique".

        Quels sont les différents éléments qui te permettent de le dire ? (5 éléments)

(Réponses acceptées) On peut dire que ces trois chapitres relèvent du fantastique à cause de certains éléments comme : 

la légende du mystérieux train (1), 

la nuit de pleine Lune (2), 

la voie désaffectée impraticable pour un train (3), 

l'apparition du train fantôme (4), 

l'impossibilité de rebrousser chemin (5), 

la jeune femme qui connaît son nom et qui l'attendait (6), 

l'étiquette à son nom (7), 

le billet qui apparaît dans la main de Max (8), 

la présence de fantômes (9), 

les pouvoirs d'Oscar : se démultiplier et faire apparaître des objets(10), 

le temps qui s'arrête dans le monde réel (11), 

le pyjama aux couleurs préférées de Max (12), 

les êtres transparents et bleutés (13), 

la phrase mystérieuse du billet d'Emmy (14), 

la présence d'un monstre (15) …  

                                                                                                                                                                     /5

14.  Avec le 4e chapitre, on entre dans "un monde parallèle", lequel ?

Le monde parallèle s'appelle "NoirVallée" et Max se retrouve dans les "Grottes du Néant" habitées par Mazok, un esprit maléfique. C'est un monde tantôt magique et tantôt maléfique.

                        /2

15.  Ce monde parallèle est dominé par "Baraznith". (Sois précis dans tes réponses !)

15.1.        Qui était-il autrefois ?

  Autrefois, le comte Vladimir Baraznith était respectueux et respecté de tous. Il vivait avec sa femme et ses deux filles. Un jour, sa femme et ses deux filles disparaissent. Il les retrouve toutes trois pendues. Le comte alors se suicide en se noyant dans un lac. (p. 75)

  15.2.        Qu'est-il devenu ?

  Il se retrouve ensuite en enfer pour signer un pacte avec le Diable. Le Diable propose au comte de ressusciter sa famille si le comte accepte de mourir et de lui donner son enveloppe charnelle. Le comte B. n'est plus un homme mais le Diable en personne afin de conquérir le monde des mortels. (p. 75)

(600 ans plus tôt que l'histoire de Max, B. a été tué par le plus puissant des Anges noirs (Akane). B. est envoyé aux portes des Enfers pour y être jugé. Quelques mois avant l'histoire de Max (un Glork, Molly ?) a ouvert un pendentif, ce qui libère B.

  15.3.        Pourquoi recherche-t-il le "pendentif" ?

Baraznith doit retrouver le pendentif pour récupérer l'entiereté de ses pouvoirs. Il aura ainsi le pouvoir de voyager entre plusieurs monde et de décupler ses forces.

/10

16.  Les héros se retrouvent dans une forêt noire divisée en trois secteurs ! Chaque secteur porte un nom et est dominé par un/des personnage(s). Comment s'appellent les trois secteurs et par qui chacun d'eux est-il dominé ?

/6

Le premier secteur est "Funesta" avec les Grottes du Néant, dominé par Mazoc. Le second est la forêt "Celesta" et son gardien est la gargouille Darcov. Le troisième secteur est la "forêt Noire dominée par Baraznith.

17.  Les personnages évoluent dans différents lieux de ce "monde parallèle" Pourrais-tu citer 10 lieux différents de ce monde parallèle par lesquels les héros sont passés ?. (Sois précis !)  

Les lieux sont :

les Grottes du Néant

le Plateau du Diable (dans les grottes)

la plaine d'une verdure extraordinaire couleur du blé, aussi jaune que des feuilles d'or

la Taverne du Faucon

le Château Venteux

la forêt ave ses trois secteurs : Funesta, Célasta et la Forêt Noire

la cabane aux abords du la dans la forêt Celesta

chez l'enchanteur après avoir traversé un immense mur noir

la montagne enchantée

la Tour de l'Espoir

les chutes de Coktar et le lac d'eau chaude

le lac rouge et le passage secret pour entrer dans une partie abandonnée du château

le château de Baraznith

la gare dans NoirVallée

                                                                                                                                               /10

18.  Les personnages rencontrés par le héros Maxime sont nombreux. Pour chaque nom proposé ci-dessous, donne les informations que tu as pu récolter et dis pour chacun s'ils sont des aidants ou des opposants pour Max ! (Attention: rédige des phrases correctes et va à l'essentiel. Reprends le n° et le nom de chacun, surtout si tu ne respectes pas l'ordre.)

       18.1.        Gill                                      /2

Il est le maître de la Tour de l'Espoir, le meilleur ami des Sagrids et il connaît la forêt comme sa poche.

18.2.        Oscar                                 /1

C'est le contrôleur du train fantôme mais il est aussi serveur, chauffeur et garde.

Il sait démultiplier ou faire apparaître des objets.

18.3.        les Chakals              /1

Ce sont d'affreux monstres volants.

18.4.        Molly                                  /2

Molly est une jeune-fille aux longs cheveux noirs. Elle a un an ou deux en plus de Max. Elle travaille à la Taverne du Faucon. Elle est arrivée à NoirVallée six mois auparavant par le train fantôme suite à un accident. Elle possède un bijou trouvé dont elle ne peut se débarrasser.

18.5.        Igor                         /1

Il est dans le train fantôme. C'est le plus grand magicien de tous les temps. Il a une fille : Carmen. Elle a disparu mystérieusement du train. Elle réapparaît à la fin du récit et remonte dans la train avec Max.

18.6.        Akane                                 /3

C'est un ange noir qui a des pouvoirs inouïs. C'est un magicien. Son devoir est de protéger les gens de tous les démons. Il possède un Safir (Rubio) : une pierre d'un bleu très sombre qui a le pouvoir de rendre invisible celui qui le possède.

18.7.        Mazok                                /1

C'est le gardien des Grottes du Néant. Mazok est un esprit maléfique aux pouvoirs extraordinaires. Il est terriblement dangereux et n'a aucune pitié.

18.8.        Glim                                    /2

Glim est un lutin Heroctuscitus-galus. Il ne mesure pas plus d'un mètre, a un long nez, porte une salopette jaune aux bretelles rouges. Il a deux petites ailes dans le dos et peut voler.

18.9.        Crowser                             /2

C'est le monstre du train fantôme. Il appartient à Natasha. Max apprend que c'est en fait Emmy, la fille de Natasha, qui se transforme en monstre la nuit. C'est Baraznith qui, pour se venger, l'a ensorcelée.

18.10.    les Glorks                           /2

Ils sont les gardiens des grottes maudites. Ils habitaient autrefois la forêt Noire. Ils sont affreux et dégagent une odeur épouvantable. Ils terrorisent les habitants de NoirVallée. Ils forment une armée.

18.11.    Darcov                               /2

Darcov est une gargouille. C'est le gardien de la forêt Celesta. Sa peau semble de pierre et il a des ailes immenses mais abimées.

18.12.    les Sagrids               /2                                                                   

Un Sagrid est une licorne bleue. C'est un cheval blanc à crinière et à cornes bleues. Il a des ailes. Les Sagrids sont les amis de Gill à qui ils obéissent. (Quand on en aperçaoit un, ça peut être l'annonce d'un grand malheur s'il sonne de sa corne.)

                                                                                                                             /21

  19.  Quel est le lien entre Natasha, Emmy et Baraznith ? (Sois clair !)

  Natasha vivait autrefois à NoirVallée. Elle avait une petite fille, Emmy, et elle était la plus heureuse des femmes. Un jour qu'Emmy s'était égarée, elle fut capturée par Baraznith. Ce dernier proposa un marché à Natasha : devenir sa femme contre Emmy pour pouvoir se reproduire. Natasha a refusé et Baraznith a quand même rendu Emmy mais avec un sortilège : celui de se changer en monstre (Crowser) terrifiant qui se nourrit de chair humaine et qui pousse des hurlements terribles. Depuis qu'Emmy est dans NoirVallée, elle ne se transforme plus en monstre.

                                                                                                                                  /5

20.  Si tu devais faire le schéma actanciel… (Attention à la construction des P.)

20.1.        Rédige la mission, la quête de Maxime (Sois complet !)                  /4

Max doit sauver les habitants de NoirVallée en détruisant Baraznith. Il doit donc trouver le pendentif et le faire détruire par Emmy.

20.2.        Qui est le destinateur réel et pourquoi ?                                          /2

Le destinateur est Emmy. C'est elle qui a parlé à Max de la cabine 37 et c'est elle qui a pris l'initiative d'ouvrir la trappe dans le train.

               20.3.        Qui sont les destinataires ?                                                             /4

Les destinataires sont Emmy, Natasha, Emmy, les habitants de NoirVallée et Max lui-même.

  21.  Trop de péripéties m'empêchent de te demander de rédiger le schéma narratif, mais rédige au moins…

21.1.        … la situation initiale !                                                                                /2

Max vit dans le village d'Alwish avec sa maman, village où il ne se passe jamais rien d'intéressant. Sa mère travaille à l'auberge "Le Villageois"" et Max l'aide parfois. C'est là qu'il entend parler de l'étrange histoire du train fantôme.

21.2.        … la situation finale !                                                                                 /3

Max est rentré chez lui à Alwish et vit avec Natasha. Un an après, il reçoit une lettre de Baraznith qui lui annonce qu'il va se venger.

 

22.  L'auteur joue également avec les couleurs. Le "noir" est partout présent mais…

A quoi correspondent les couleurs suivantes (personnes ou choses) ?

  22.1.        blanc ?                                   /1

Les licornes sont blanches. Il y a aussi la petite épée en argent qui s'éclaire dans le noir. Le safir (Rubio) est suspendu à une chaîne en or blanc.

22.2.        mauve ?                                 /1

Quand Max rencontre Natasha, celle-ci porte une superbe robe mauve.

22.3.        bleu ?                         /4

Les Sagrids ont une longue crinière bleue et leur corne est d'un bleu scintillant.

Le Safir est une pierre d'un bleu très sombre.

Emmy porte un pull bleu (dans le train) et a de grands yeux bleus.

Il ya des petites pierres bleues sur les murs du passage secret près du lac rouge ainsi que derrière les chutes de Coktar.

22.4.        rouge ?                                  /2

Il y a le lac à l'eau rouge.

Lors du duel, les yeux de Baraznith sont d'un rouge vif.

22.5.        jaune et rouge ?                      /1

Glim, le lutin, a une salopette jaune avec des bretelles rouges.

22.6.        rouge et bleu ?                       /1                                                                    /10

Ce sont les couleurs préférées de Max. Ce sont aussi les couleurs du pyjama préparé par Natasha dans le train.

 

23.  Plaisir de lire !

Rédige un texte dans lequel tu donneras ton avis sur ce récit.

Tu peux parler du genre, de l'histoire, des personnages, du style de l'auteur (façon de raconter), de ce que tu as aimé ou pas aimé…

Le conseillerais-tu ? Si oui ou si non, pourquoi ?

Ton avis doit être argumenté !

(minimum 10 lignes)                                                                                    /10

   

    24.  Questions bonus !

24.1.        Pourquoi "les" contes de Baraznith ?                                                  /1

On peut lire dans la biographie de l'auteur que c'est le premier tome d'une série qui le passionne. Il y aura donc d'autres "contes"

24.2.        Il y a un jeu de mot dans ce titre, lequel ?                                           /1

Il y a le "comte" Baraznith mais aussi le conte (histoire) de Baraznith. En plus, celui-ci veut régler ses "comptes" avec Max, Natasha et Emmy.

24.3.        Observe la 1ère page de couverture et dis quel est (sont) le(s) rapport(s) avec l'histoire !                                                                                          /2

Il y a le rouge (le lac ?) et le noir (la forêt noire) et les deux Lunes (p.32)

 

présentation :                           /2

construction des P. :                 /10 (compte tenu de l'importance du texte)

orthographe n:                          /14 (compte tenu de l'importance du texte)

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Conférence de Serge TISSERON  

retour debut heroic fantasy * sommaire et édito 133

(Namur, Journée d'étude sur la "Fantasy", le 19/10/2007 * Notes personnelles : J.-L. Léonard)

Serge TISSERON est psychiatre, psychanalyste et directeur de recherche à l'Université de Paris X.

La "Fantasy" a connu un mince succès dans les pays francophones. Par contre, beaucoup d'adolescents s'y retrouvent actuellement.

Il a fallu attendre la parution d'Harry Potter pour que les jeunes découvrent le genre.

Dans la littérature pour la jeunesse, on peut constater des bouleversements dans le genre des héros même si leur mission est toujours la même : remettre le monde sur ses pieds.

1re génération : le "héros des temps de guerre" (années 60)

le héros sait ce qu'est le bien et il sait comment y parvenir (Tintin, Superman, 24h chrono…)

ce sont des gens ordinaires mais qui deviennent des super-héros à certains moments

2e génération : les héros d'après-guerre (années 80 : après le Viet-Nam)

le héros sait toujours où est le bien mais il ne sait plus si c'est bien de le faire, il hésite, il doute, il se pose des questions (Haddock)

3e génération (années 90 : Harry Potter)

on est toujours dans le monde manichéen (le bien/le mal) mais le héros ne sait plus très bien où est le bien où est le mal et il doit évoluer dans un monde où il pourra le découvrir. C'est en avançant qu'il le découvre. Ex. : Hagrid est un personnage qui est du côté du bien mais il sert aussi parfois les forces du mal. Harry a besoin de Dubblemore pour découvrir où est le bien.

Ainsi, la "Fantasy", les jeux vidéos et les blogs répondent aux attentes des ados.

L'ado est un être qui évolue physiquement et moralement : il se cherche et il doit trouver sa place dans la famille, la société…

Il se pose beaucoup de questions, il se regarde dans le miroir…

On retrouve cette "métamorphose" dans la Fantasy, les jeux vidéos et les blogs.

L'ado peut s'imaginer dans l'univers de la Fantasy : le héros est tantôt humain tantôt autre.

Dans les jeux vidéos, il peut s'inventer un personnage qui lui ressemble ou pas.

Dans les blogs, il se présente tel qu'il se voit ou voudrait se voir.

Il retrouve la métamorphose qu'il vit : il peut se transformer grâce à la magie et par choix, mais aussi quand il ne peut contrôler sa métamorphose (loup-garou).

Cette métamorphose permet de jouer avec son image mais aussi de tromper l'autre.

Dans la dernière génération de héros, l'individu (l'ado) doit se réaliser d'abord individuellement et c'est après que les autres (son entourage) pourront alors se réaliser à leur tour. 

Exemple: le Blog : on se présente comme étant le centre du monde en attendant que les autres viennent se connecter. Ensuite, on se rend compte que d'autres personnes ont les mêmes passions, les mêmes intérêts et on commence à former une petite communauté et on n'est plus seul.

La famille auto-engendrée.

L'adulte actuel, dans la plupart des cas, ne sert plus de modèle à son enfant : parents séparés, familles recomposées, soucis financiers, travail…

L'ado va essayer de se créer une famille sur mesure. Tintin lui-même était sans parents, sans frère, sans sœur. Au cours de ses aventures, il s'est créé sa propre famille ; Haddock, Tournesol, les Dupont/Dupond, Tchang…

Sur Internet, l'ado se cherche une famille virtuelle qui n'est pas seulement composée de ses pairs mais aussi de gens plus âgés qui vont servir de substituts de frères, de sœurs, de parents…

Harry Potter a aussi besoin de Dubblemore qui ne le guide pas mais qui est là pour le protéger, une espèce de grand frère qui est toujours là quand il le faut, que Harry s'en rende compte ou pas.

Avec Internet, le monde et la connaissance deviennent plus accessibles mais aussi plus incompréhensibles. Infos ou Intox ? L'ado a alors besoin de cette petite communauté qui pense comme lui ou qui lui dit ce qu'elle pense. Et il faut aller de plus en plus vite pour surfer sur les difficultés que l'on rencontre. Pas le temps de réfléchir, on fonce !

Dans H.Potter et dans la "Fantasy", tout va toujours très vite. Le héros va d'une aventure à l'autre. A peine a-t-il répondu à une de ses questions qu'une autre se présente. Tout va toujours très vite. On ne s'arrête jamais !

Les récits de "Fantasy" sont le plus souvent des récits d'initiation et de formation pour le héros tout comme l'ado qui s'initie et se forme dans le monde des adultes qu'il commence à comprendre au cours de ses propres aventures.

Les héros de la "Fantasy" répondent donc bien aux besoins, aux rêves et aux attentes des ados.

   

Quelques repères… quelques pistes…

   retour debut heroic fantasy * sommaire et édito 133

Dans les traditions anglo-saxonne et allemande…

     Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary SHELLEY (1818)

Dracula de l'irlandais Bram STOKER (1897)

Bilbo le Hobbit de John Ronald TOLKIEN (1937)

Le seigneur des anneaux de TOLKIEN (1954)

Les chroniques de Narnia (Le monde de Narnia), 7 tomes, de C.S. LEWIS (1950-1956) réédité en un seul tome chez Gallimard

L'histoire sans fin de Michael ENDE (1979) (film 1984)

Découverte du genre fantastique en France dans le "livre pour la jeunesse" avec la collection "Chair de poule"

Découverte et emballement pour la "Fantasy" en France avec la série des Harry Potter (1998)

   Quelques titres (fantastique et fantasy) :

Comme le pas d'un fantôme de Valérie DAYRE, Ecole des Loisirs (2002)

La sorcière de midi de Michel HONAKER, Ed. Rageot

Le prince des voleurs de Cornélia FUNKE chez Hachette

La trilogie : Eragon, L'aîné, L'empire (trilogie) de Christopher Paolini (écrivain américain), 2004)

Les mondes d'Ewilan, La quête d'Ewilan de Pierre BOTTERO (2003/2006) chez Rageot

Le livre des étoiles (trilogie) de Erik L'HOMME, chez Gallimard  

Bjorn le Morphir, de Thomas Lavachery (auteur belge), 2004, Ecole des loisirs, 

    La suite dans :  Bjorn aux enfers, Bjorn aux enfers II, Bjorn aux enfers III, Bjorn aux enfers IV.
A la croisée des mondes, trilogie de Philip PULLMAN, Folio Junior et film La boussole d'or

en BD Les forêts d'Opale (plusieurs tomes) de ALERSTON/PELLET, Ed. Soleil

  Internet : voir chez Wikipedia qui propose des liens. (Tapez "Fantasy")  

Voir aussi: Daniel Delbrassine, Enseignant en lycée technique et auteur d’une thèse de doctorat consacrée au « roman contemporain adressé aux adolescents » (Université de Liège, 2005)

En guise de conclusion…  

 retour debut heroic fantasy * sommaire et édito 133

J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce genre, d'y entrer, de rencontrer et d'échanger avec Julien LÉGAT. Depuis ces rencontres, je prends plaisir à lire ce qui paraît dans le genre. Ce sont en fait certains de mes élèves qui me renseignent en sortant de dessous leur banc, la "brique" qu'ils sont en train de lire et sur laquelle ils se précipitent dès qu'ils ont terminé un exercice de grammaire ou d'orthographe. J'avais envie de partager ce plaisir avec vous et d'essayer de gommer les préjugés que d'aucuns pouvaient (encore) avoir concernant ce genre littéraire.

A propos de Julien, je voudrais dire que ce jeune auteur de 24 ans, infographiste, est extrêmement charmant dans ses rencontres avec les ados et les adultes. Lors de la dernière rencontre, il a projeté ses dessins de Baraznith, des Glorks, du train et d'autres personnages…

Le 2e tome devrait paraître en novembre 2008 aux Editions Averbode (dans l'abonnement 7enPoche).

On peut se procurer le 1er tome aux Editions Averbode, au prix de 5€ (par groupe de 5 exemplaires)

Petite remarque…

Les auteurs et les éditeurs ont compris depuis le succès de Harry Potter, qu'ils avaient intérêt à publier des trilogies et des séries qui fidélisaient les lecteurs. Ils ont également compris qu'ils avaient avantage à les publier en grand format, genre "brique"… On s'y laisse agréablement… prendre. Quand on voit que les 7 tomes du "Monde de Narnia" est réédité en un seul volume : une brique à 20€, il n'y a pas arnaque !  

retour debut heroic fantasy * sommaire et édito 133

 

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* Explorer - pratiquer le texte informatif, 1er degré Ouvrir

Exploitation de récits, 1er degré Ouvrir

 

 

Parcours de nouvelles policières

 

Dorothy L. SAYERS

Christiane BAROCHE Shirley JACKSON Maurice LEBLANC Serge BRUSSOLO

Récit de Marie Constant - ISA Florenville (Belgique) - 2e degré (cl. de 3e)

La lecture est une fonction vitale !

 Juliette Noureddine, auteur, compositeur et interprète française, Europe I, 4 février 2008

 

Durée du parcours: 23 périodes en classe, plus le temps de lecture en privé par les élèves

découvrir le genre du polar * lire des oeuvres (ou des extraits) * synthèse * bibliographie

Compétences disciplinaires exercées:

N° 1.   Lire – Ecrire.

Dans une situation-problème significative, la lecture de courts récits policiers, rédiger un texte argumenté pour informer et convaincre le professeur et ses condisciples (en l’occurrence : justifier des réponses).

   

N° 2.  Lire – Ecouter – Ecrire.

Dans une situation-problème ..., réécrire pour soi-même et ses condisciples, un texte-source en vue d’en rendre compte (texte B), de le développer (texte C).

 

N° 4.  Lire le texte littéraire.

.... comprendre et interpréter un texte littéraire, porter une appréciation personnelle sur le texte et faire part de sa lecture par divers moyens d’expression.

 

Plan provisoire du parcours.

En forme d’avant-propos : le portrait de Jean-Baptiste Adamsberg, héros récurrent de Fred VARGAS in  « L’homme aux cercles bleus ».

 INTRODUCTION.

A. L’histoire du genre  (littéraire) policier :

            1. Pourquoi le crime fascine-t-il ?

            2. Depuis quand le fait-il ?

            3. Pourquoi fascine-t-il plus les femmes ?

B. Un genre mineur ?

C. Le genre de texte : la nouvelle.

  ACTIVITES.

  I.      LECTURE.

  A.     L’homme qui savait comment faire, de Dorothy L. SAYERS in Les reines du crime d’Elizabeth GEORGE.

    1. Biographie.

    2. Personnages et anticipations. (Texte distribué au fur et à mesure)  

    3. Méthode et écriture.

    4.  Synthèse : ingrédients du récit policier et « sous-genre » précis.  

B.     Navré de vous décevoir... , de Christiane BAROCHE in Page Noire.

    1. Audition des deux premières pages.  Synthèse de l’audition

    2. Lecture de l’ensemble de la nouvelle.

    3. Synthèse : ingrédients du récit policier et « sous-genre » précis. 

C.    Les estivants, de Shirley JACKSON in Les reines du crime » : texte à développer.  (Nouvelle sans chute).

    1. Biographie.  

    2. Audition et prise de notes.  (Cfr Méthodes de travail).

D.    Arsène Lupin en prison, de Maurice LEBLANC in Crimes parfaits, récits policiers présentés par Christian POSLANIEC.

    1. Biographie de l’auteur et de son personnage (Revue LireLa vérité sur Arsène Lupin,  n° 328 Septembre 2004.

    2. Lecture :

a. Les trois premières pages jusqu’à la lettre et la carte des lieux fournie par la revue Lire.

b. Les pages 25 à 40.

c. Les pages concernant la visite de l’inspecteur Ganimard à la prison de la Santé.

d. Synthèse : ingrédients du récit policier et « sous-genre » précis.

    3. Ecriture : Comment faire sortir de prison Arsène Lupin ?  

    E. Extrait de La princesse noire, de Serge Brussolo : Un squelette de fer.  p.11 – 12 – 13.            
    
F. La théorie de l’ubiquité, de Jean-Baptiste BARONIAN, cité par Le récit policier (Récits du monde) Nathan.  
   G. La bande dessinée James Bonk de Paul Martin et Manu Boisteau in Je Bouquine, janvier 2008.  
    H. Des goûts et des couleurs de Jacqueline OSTERRATH in La science-fiction (Récits du monde ) Nathan.

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STRUCTURATIONS

            1.      La nouvelle.

            2.      Le genre policier.  
            3.      La prise de notes.

                      

    INTRODUCTION.

   

A.    L’histoire du récit policier. (D’après  « Elizabeth George présente les reines du crime »).

  1.    Pourquoi le crime intéresse-t-il autant les hommes?

    Il fascine parce qu’il sort de la norme et tout ce qui appartient au domaine de l’anomalie attire le regard : les crimes (meurtres) sont à la Une des journaux, sont présentés à la télévision...  Les « récepteurs » désirent que le crime soit vengé, que le criminel soit puni, ce qui n’est pas forcément le cas dans la vie réelle.  Le roman policier satisfait notre désir car les criminels comparaissent devant la Justice.

 2.    Depuis quand les meurtres fascinent-ils l’être humain ?

    On écrit depuis toujours à son sujet. On trouve les premières affaires criminellles dans la Bible : Caïn et Abel, Joseph vendu comme esclave par ses frères...  De même dans la tragédie grecque, Œdipe de Sophocle doit tuer son père (qu’il ne connaît pas) pour vivre son destin : cette oeuvre est considérée par certains comme le premier roman policier de l’histoire.

  3.    Pourquoi le crime attire-t-il plus les femmes, les anglo-saxonnes notamment ?

    L’âge d’or du policier en Grande-Bretagne et dans l’Empire « sur lequel le Soleil ne se couche jamais » (Commonwealth) de 1920 à 1950 est dominé par les femmes : Dorothy L. Sayers, Nagaio Marsch, Margery Allingham, Agatha Christie ensuite. C’est un exercice dans lequel elles excellent, le succès de l’une entraînant l’émulation chez les autres.

    Aux USA, ce sont les hommes qui dominent à l’époque (Raymond Chandler...)  et qui présentent des privés coriaces, célibataires, solitaires, buvant, fumant, frappant, n’hésitant pas à tirer.  Les femmes (Minette Walters, Joyce Carol Oates...)vont ensuite offrir aux lectrices des romans plus délicats mais d’autres comme Sue Grafton imitent au féminin les privés évoqués ci-dessus.

    Si je puis vous conseiller des lectures, j’aime beaucoup Elizabeth George dont les héros sont un comte anglais et une inspectrice sans grâce mais forte tête issue du peuple : on suit leur propre existence en même temps que leurs enquêtes.  Ce sont des romans psychologiques autant que policiers.  C’est aussi le cas de P.D. James pour laquelle, vous l’avez déjà remarqué  (Cfr  « Le Phare »), j’ai beaucoup d’admiration. Ces deux auteurs sont de véritables femmes de lettres.

    En France, à mon gré , la meilleure est Fred Vargas, même si son style n’est pas excellent, ses condisciples comme Maud Tabachnik ou Virginie Despentes « ne font pas dans la dentelle ». Dans un autre genre, j’aime beaucoup aussi Marie-Aude Murail... 

                                                         

B. Le policier, un genre mineur ? (D’après Elizabeth George et Christian Poslaniec)

    Non !!!, selon Elizabeth George.  Depuis quelques années (c’est encore assez récent), le roman policier a même parfois acquis ses lettres de noblesse : souvenez-vous des éloges des critiques au sujet du dernier roman de P.D. James. C’est aussi le cas de la romancière américaine elle-même.  On constate aussi que les romans policiers des siècles derniers ont résisté à l’épreuve du temps.  Qui ne connaît pas les héros de Sir Arthur Conan Doyle : Sherlock Holmes et de docteur Watson ?  L’auteur de « Sans l’ombre d’un témoin » dit préférer être encore lue dans un siècle, quitte à être traitée d’écrivain mineur. Beaucoup d’écrivains classiques aujourd’hui n’étaient pas qualifiés de « littéraires » de leur vivant, Shakespeare par exemple.

   Voyons le point de vue des Français.  En 1987, le magazine « Pratiques » intitulé « Les mauvais genres » parlait notamment du policier !  Le journaliste Yves Reuter s’efforçait de dégager les lois du « suspense », autre mauvais genre, en précisant que dès lors, on disposerait d’un genre plus explicite et plus construit permettant aux critiques de s’exercer pour faire avancer les recherches.

    En 1997, le même publie un ouvrage nommé « Le Roman policier » dont l’avant-propos précise que le genre est sorti de son demi-ghetto.  Le revue « Livre Hebdo » a ajouté que le roman policier s’apprêtait à dominer l’actualité pendant l’été.

    Les auteurs de « polars » sont enfin reconnus comme des écrivains à part entière !

 

La nouvelle (selon « Lire », n° 337, Eté 2005)    

            1.Histoire.

    Encore un genre souvent méprisé par le passé qui est à la mode en ce moment !

    En fait, la nouvelle plaît à tout public : le prouve le succès d’Anna Gavalda avec « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » (Un million d’exemplaires vendus).  Elle est même prisée par beaucoup d’auteurs.  Ce genre de récit a permis à Stendhal, Prosper Mérimée, Paul Morand et surtout à Guy de Maupassant de montrer leur art.

    En France, au XIXème siècle, elle ne paraît que dans la presse.  Mais la mode tourne, elle connaît un regain en 1980, suite au succès de Daniel Boulanger...  c’est à ce moment que s’affirment les talents de Georges-Olivier Châteaureynaud, Christiane Baroche...

    NB.  Les auteurs anglo-saxons sont plus nombreux et depuis longtemps à accorder leur faveur à ce genre !

 

        2. Qu’est-ce qu’une bonne nouvelle ?  (Avis d’auteurs)  

 

-         Un texte simple, efficace, sans effet de manche.

-         Un texte elliptique, une esquisse...

-         Un texte qui doit émouvoir et stimuler intellectuellement.

-         Un texte à lire et  à relire un nombre infini de fois si possible.

-         Un texte court, sensuel, avec des rebondissements et une chute.

      -     Un texte qui contient un univers en quelques pages, qui délivre une ambiance, une sensibilité et constitue un monde entier dans une courte narration.

            -     C’est un texte qu’on lit d’une traite et donc sa lecture est plus intense, plus obsédante.  

   

        3. Qu’est-ce qui, en dehors de la longueur, la différencie du roman ?

    Le roman offre beaucoup plus de péripéties.  La nouvelle n’oblige pas son auteur à se colleter à l’action ou à la chronologie. C’est un véritable exercice littéraire. Sa seule contrainte est la brièveté, sa densité. Un auteur ne peut écrire sous cette forme ce qu’il est capable d’écrire autrement : ce n’est pas « rétrécir » un roman. C’est un texte plus réfléchi, planifié, structuré, sans détours. Son rythme  offre un effet de chute (bien que celle-ci soit parfois absente).  Les nouvelles sont groupées dans un recueil, dans un ensemble possédant des points communs.   

        4.    Et la chute ?

    C’est elle qui guide le texte.  Certains auteurs commencent par la chute pour « remonter » à la situation initiale.  D’autres ne la connaissent pas.  D’autres encore l’omettent franchement...

  Notre définition de la nouvelle :

A la lumière des informations qui précèdent, nous composons ensemble une définition...

.Passons maintenant à la lecture de quelques nouvelles policières !    

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TEXTE A.    L’homme qui savait comment faire, de Dorothy L. SAYERS.  

1. Biographie et présentation de la nouvelle.

  Dorothy Leigh Sayers (1893 – 1957) est l’une des plus remarquables figures de l’histoire du roman policier.  Née à Oxford, elle fut professeur de langue, lectrice, rédactrice publicitaire avant de devenir écrivain à plein temps.  Dans « Lord Peter » et « L’inconnu » (1923), elle introduit l’un des plus célèbres gentlemen détectives de la littérature, lord Peter Wimsey, un personnage quelque peu wodehousien, aux manières et au parler affectés, aux tendances « crétines », qui prendra de l’épaisseur et de la profondeur au fil de sa carrière.  Dans « Lord Peter détective » (1930), Wimsey fait la connaissance de la romancière Harriet Vane, qu’il sauve d’une inculpation de meurtre et qu’il courtise ensuite – au mépris des règles interdisant les histoires d’amour dans les romans policiers de l’âge d’or – pendant plusieurs ouvrages et qu’il épouse finalement dans « Busman’s Honeymoon » , dernier roman policier entièrement de la main de Sayers.                                                   ...

    Sayers, qui devint une figure de proue féminine dans les années 1970 – en partie en raison de l’indépendance dont elle fit preuve pendant sa vie, en partie en raison de son personnage Harriet Vane - , a fait l’objet de plus d’ouvrages biographiques et d’analyse critique que tout autre auteur de l’âge d’or du roman à énigme.  Elle a toutefois délaissé ce genre dans la dernière partie de sa vie pour se consacrer à d’autres activités littéraires, notamment des pièces religieuses très bien accueillies et une traduction de Dante.

    Bien que Dorothy Sayers ait écrit un certain nombre de nouvelles mettant en scène lord Peter Wimsey, les meilleurs n’ont généralement pas de héros récurrent.  « L’homme qui savait comment faire » lui fournit l’occasion de commenter avec esprit sa spécialité policière en développant une situation qui aurait pu emprunter le titre d’une autre de ses meilleurs nouvelles, « Suspicion ».

    « L’homme qui savait comment faire » est le genre de nouvelle policière convenant parfaitement à une présentation radiophonique.  On en tira d’ailleurs une dramatique mémorable, « Suspense », avec Charles Laughton, dans le rôle de Pender et Hans Conreid dans le rôle-titre.      

  2. Anticipations.

a.      a Pages 57 – 58 jusqu’au discours direct. Quel trait de caractère pouvons-nous découvrir chez Pender ?

b.      Page 59. Que pensez-vous de l’interlocuteur de Pender ?

c.      c. Pages 60 – 61. Quels sont les termes qui montrent que son interlocuteur se moque de Pender, qu’il le pousse à la colère ?

d.  Page 69. « Le Whisky !... » Que va-t-il se produire, à votre avis ?

e.       Page 72 en bas de page. Que va faire Pender ?

 

  3. Les personnages.

  a. Quels sont-ils ?  Effectuons leur portrait  (mixte !)

 b. Que lit l’un d’entre eux ?  A quel genre de roman policier a-t-on à faire ici ?  Quelle est la critique effectuée par le narrateur ?  Que manque-t-il donc à cette œuvre ?

  c. A quel moment apprend-on les nom et métier véritables du second personnage ?  Quels sont-ils ?

d. Répartissez les rôles suivants entre les différents personnages : l’ (les) assassin(s), la (les)  victime(s), le suspect non coupable, le (les) enquêteurs.

 

  4. Méthode et écriture.

  a. .Quelle méthode Pender a-t-il utilisée pour surprendre « Smith » ?  Le raisonnement, l’observation, les indices matériels ?

b. Qu’est-ce qui vous a poussés à connaître la fin de l’histoire ?  Vous attendiez-vous à la chute ?  En quoi réside le comique de l’histoire ?  Quels éléments ont pu susciter la peur ?

  c. Relisons et recherchons les indices qui devaient nous mettre sur la bonne piste

  d. Quels éléments de cette nouvelle doit ou peut posséder un récit policier ?

 

  5. Recherche.

a. Cherchez d’autres personnages d’enquêteurs de fiction.  Donnez une de leurs caractéristiques.

 b. Achevez l’histoire en rédigeant par exemple la déposition de Pender.

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TEXTE B. Navrée de vous décevoir...de Christiane BAROCHE in Page Noire collection Pages Noires chez Gallimard.

1.    Audition des deux premières pages.               

a. Exprime ce que tu as compris dans ce texte.  (Héros – circonstances – narrateur – point de vue – état physique et mental).        

 b. Que s’est-il passé « en amont »  (auparavant) ?    

  d. Anticipons, si l’on peut dire... car toute l’histoire s’explique par le passé !  Avons-nous ) faire à un accident ou à ............................ ?  

Quels sont les éléments qui vous incitent à conclure et donc à terminer ma question par un mot fort différent du premier ?   Quel type de personnage prononce les dernières lignes ?   

2. Lecture de l’entièreté de la nouvelle.

 a.                  Examinons la structure du texte.  De quoi est-il constitué ?  En quoi est-il perturbant ? Repérons les personnages évoqués par la narratrice et ceux qui apparaissent au fur et à mesure de la lecture. 

b.. Lisons attentivement les deux premières pages et relevons les indices semés par l’auteur pour nous permettre de comprendre ce à quoi on à affaire.  Que s’est-il en fait passé ?

c. Lecture et ou écoute de la suite de la nouvelle.   Cherchons là aussi les indices. Et même la preuve ! Quel était le mobile de « l’assassin » ?

d. Quel était l’état d’esprit de la blessée avant « l’accident » ?  En quoi ce dernier l’a-t-il modifié ?  Qui a joué un grand rôle dans ce sens ?   Cherchons les indices.

e. Qu’apprend-on à la fin de la nouvelle ?  A quelle finale vous attendiez-vous ?  En quoi celle-ci est satisfaisante ?

f. En quoi cette nouvelle est-elle différente de la précédente ?  Quels ingrédients du récit policier sont ici utilisés et de quelle manière le sont-ils ?    Quel thème est abordé ?  Autrement dit, qu’est-ce qui a joué un grand rôle dans ce récit policier ?  

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   TEXTE C :  Les estivants de Shirley JACKSON    

    1. Biographie. (Cfr page jointe)
    2. Audition et prise de notes.
    3. Réponse à un questionnaire basé sur le schéma narratif du texte.
    4. Rédaction d’une chute plausible.

 CRITERES D’EVALUATION.

1 Narration  proprement dite :

* tenir compte du contexte (lieu – moment – environnement – personnages)

* être cohérent par rapport à la structure du texte : - emploi des temps

                                                                             - 3ème personne 

                                                                              - banalité des dialogues.

2. Lexique : niveau de langage soutenu pour la narration et courant pour les dialogues.

3. Présentation formelle : - division en §§ avec alinéas.    

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 TEXTE D. Arsène Lupin en prison de Maurice LEBLANC  in Crimes parfaits de Christian POSLANIEC, (Medium)  Ecole des Loisirs.                            

1. Biographie : Cfr Revue LIRE, La vérité sue Arsène Lupin  Septembre 2004, n° 328.

            A noter la carte fantaisiste sur laquelle figurent les lieux évoqués par la nouvelle.  

    2.    Audition et lecture .

                  I. Les trois premières pages.

a. Dans quelle région de France nous trouvons-nous ici ?  Quel nom précis porte aussi ce coin ?  Quel fleuve le parcourt ?  Qu’est-ce qui prouve que la carte ne correspond pas au récit ?

b. En quoi le château est-il bien nommé ? A quelle période historique appartient-il ? Est-il beau ? Pourquoi a-t-il mauvaise réputation ?

c. Pourquoi et pour quoi le baron a-t-il peur ?  De quelles protections concrètes ou non le château bénéficie-t-il ?   

II. Pages 25 à 40. (« voyage inutile»).

  a. Vocabulaire : Qui sont Philippe de Champaigne, Rubens, Watteau, Barras et Garat ?

Où Les Batignolles et Beauvais se situent-elles ?   (Réponses à placer dans le Référentiel Culturel et Littéraire du cours).

Que signifient les noms « Directoire – guéridon – bahut - crédence- tapisserie » ?

                          (in Lexique)

  b.     * Qu’est-ce qui tendrait à prouver qu’Arsène Lupin connaît très bien les richesses du baron « Satan » ?

           * De quels « alibis » Arsène Lupin disposera-t-il ?  (4)

          * Justifie le surnom de « gentleman-cambrioleur » utilisé par Jacques DUTRONC dans la chanson du générique de la série télévisée basée sur les récits de Maurice Leblanc.

          *Qu’est-ce qui prouve la célébrité du héros ?  En quoi attire-t-il notre sympathie ?  En quoi est-ce paradoxal dans un récit policier ?

 c. Anticipons.

 Selon vous, comment le cambrioleur va-t-il s’y prendre pour subtiliser les biens du châtelain ?

d. Comment Ganimard parvient-il à rassurer le baron ?

e. Et comment arrive-t-il à « se laver les mains » de cette affaire ?

 f. Quelle est la vraie seule solution vraisemblable de cette histoire ?  Je vous donne quelques indices, nous cherchons les autres et émettons une hypothèse..

P. 31 : * ... Je n’ai pas le droit de me mêler...  * Personne ne le saura.  Je m’engage, quoi qu’il en soit, à garder le silence. »  *Il doit avoir à ses ordres toute une bande...

          * « ...  Et maintenant... »

 

III. Dernière pages.  (Visite de Ganimard à la prison.)

 

a. Vérifions notre hypothèse.  Par qui Ganimard est-il « mandé » ?  En quoi est-ce important par rapport à notre supposition ?

b. Prouvons que Ganimard et Arsène Lupin se connaissent très bien.

c. Comment le voleur s’y prend-il pour river son clou au vieil inspecteur ?

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1.      La situation initiale.      / 7.

a. Quels sont les personnages principaux de cette histoire ? (Age – famille – statut social...)        / 2,5

  b. Où l’histoire se passe-t-elle ? ( + genre de résidence...) Où ces gens vivent-ils habituellement ?        / 3

c. Situe cette histoire de manière précise dans le temps.      / 1,5

2.      L’élément déclencheur.        / 4

Quel est l’élément perturbateur et comment les autochtones réagissent-ils ?                                         / 2

Comment les gens du village sont-ils présentés par l’auteur de la nouvelle ?                                         / 2

 

              3.      Les péripéties.             / 7.

Quelles sont les différentes péripéties qui qui découlent de ce désir des « estivants » et de la mauvaise volonté des « gens du cru » ?                         / 7.

a.

b .

c.

d.

e.  

f.

g.  

                4. Questions « bonus ».            +

a. Dans quelle région des USA ce récit se passe-t-il ?

b.  Qu’est-ce qu’un estivant ?

c. Qu’est-ce que le « Labor Day » ? Quand a-t-il lieu ?  En quoi cela se différencie-t-il du nötre ?

.                

Conclusion.

A quel type de récit à énigme a-t-on à faire ici ?  

   

IV.              Ecrire.

Pourrais-tu inventer une suite à l’histoire ?  Autrement dit, aider A.L. à s’échapper de la Sûreté ?    

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E. Lecture-plaisir :  Avertissement,   La nuit du loup et Les squelettes de fer in La Princesse noire de Serge BRUSSOLO.

 A quel type de récit policier a-t-on à faire ici ?  Pourquoi ?

 

  F.La théorie de l’ubiquité de Jean-Baptiste BARONIAN in Le récit policier  (Récits du monde) 4è / 3è édité par Nathan.

   

1.      Préparation de vocabulaire.                 / 10.

  Recherche la signification correspondant au contexte des termes suivants : un asile – une monographie – à bâtons rompus – un dédoublement de personnalité – l’ubiquité – caverneux – un mythe –  une chimère – le mutisme – la risée – un havane.

+ De l’amontadillo : vin espagnol de la région de Xéres.

Le fog : brouillard londonien.

  2.      Lecture sémantique.

 a. Qui sont Sherlock Holmes, le docteur Watson, le Dr Jekyll et Mr Hyde ?  Sont-ils réels ou fictifs ?  Qui les a créés ?            / 3

 b. Qui est le narrateur ?  Quel est son point de vue ?    / 2 Quelle est sa profession ?  Par rapport à lui, que sont Edward Grant et Charley Manson ?    / 2 Apparemment, ils sont tous célibataires.  En quoi est-ce risible ?     /  1

NOM :                             Prénom :

  c. Effectue le portrait psychologique de Holmes en relevant certains éléments du texte et les faisant suivre immédiatement du trait de caractère qu’ils laissent percevoir.  Ex. : « Holmes restait de marbre » : calme, peu réactif.       / 8

 .d. Quel est le nom de l’auteur de ce texte ?  En quoi est-ce étrange ?   Voici quelques répliques (du narrateur en général) extraites du texte qui doivent vous mener sur la piste de l’identification de ce genre de texte.               

      -         Je ne suis pas de ceux qui confondent la réalité et la fiction.

-         Vous ... vous moquez de nous, n’est-ce pas ?

-         ... pour un peu, je l’aurais taxé de malade mental.

-         ... j’étais incapable de dire si cette histoire d’ubiquité était ou non une farc.

-         Il faudrait que vous nous expliquiez.... la plaisanterie !

-         Mais tout Holmes, tout !  Ecoutez, si je me trouvais par je ne sais quel prodige, à la fois ici et ailleurs, je le saurais !

  En fait, de qui se moque-t-on ?   Ce texte est une ......................................                / 1

  e. Des trois états psychologiques évoqués, dédoublement, double et ubiquité, lequel est seul expliqué ?  Comment l’est-il ?  En quoi cette explication est-elle satisfaisante au point de vue du récit policier ?                / 3

 

SYNTHESE FINALE  

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Le roman à énigme n’est pas un genre monolithique, c’est un ensemble complexe de huit sous-genres différents qui ont, bien entendu, des points communs : un crime (au sens juridique : vol, meurtre...), une victime, une approche sociale ou historique, une détermination psychologique, une façon d’opérer et un enquêteur.

Les enquêteurs peuvent être des policiers, des détectives privés, des avocats, des journalistes, des experts scientifiques, des profilers ou des gens comme vous et moi.  Agatha CHRISTIE a créé par exemple Miss Marple qui est une petite dame assez âgée ou Jessica .........................., une romancière à succès, Hercule Poirot, le rentier belge introduit dans la bonne société anglaise.

Quoi qu’il en soit, ces éléments pris en compte de façon variable créent les huit catégories de romans policiers suivantes : roman à énigme, roman noir, roman à suspense, thriller, polar psychologique, polar historique, polar ethnologique et roman d’espionnage.

    Les genres voisins sont la fantastique, la science-fiction et le récit réaliste.

a. Le polar classique c’est-à-dire le roman à énigme dit aussi « detective story ».    

    Le « détective » enquête pour trouver le coupable, l’auteur ayant eu à cœur de trouver une façon d’opérer mystérieuse, un mobile original, un coupable surprenant. Ex. « L’homme qui savait comment faire » de Dorothy L. SAYERS. Les meurtres « en chambre close » appartiennent à cette catégorie.  Ex.  « Arsène Lupin en prison » de Maurice LEBLANC et « Double assassinat dans la Rue Morgue » d’Edgar Alan POE.

 b. Le roman noir.     

    Dans ces œuvres, l’enquête passe à l’arrière-plan au profit de la présentation d’une certaine société.  Souvent, le coupable est connu dès le départ.  Ex. « Navrée de vous décevoir » de Christiane BAROCHE.

c. Le roman à suspense.

    L’enquêteur est ici en permanence affronté par le coupable, ce dernier restant dans l’ombre.  Ce qui compte ici, c’est la manière dont l’enquêteur va découvrir le criminel.

 d. Le thriller.   

    Il est basé sur un suspense plus « hard », l’enquêteur devenant une victime potentielle, menacée elle-même ou dans son entourage.  La menace est vague et est souvent qualifiée de « mal ».  Ex. « Sécurité absolue » de Serge BRUSSOLO.

e. Le polar psychologique.

    Dans cette variante, la description de la pensée du coupable ou de l’enquêteur prime sur le reste.

f. Le polar historique.

    Est une variante du roman noir située dans une autre époque.  Ex.  « La Princesse noire » de Serge BRUSSOLO.

g. Le polar ethnologique.

   Son action se passe dans une société différente de la nôtre.  (Changement de lieu : variante du précédent.)

h. Le roman d’espionnage.

    Il est centré sur une forme de crime particulière : l’intérêt de l’Etat l’emporte sur le respect de la loi. (BD jointe)

                        REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES  

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BROCHIER (J-J), BUSNEL (F), DELAROCHE (P), DUPUIS (J), GRISOKIA (M), NIGAUD (H), La vérité sur Arsène Lupin in Lire, n° 328, p. 34 à 43.

FERNIOT (C.), DELAROCHE (P.), FILLON (A), LIGER (B), La nouvelle mode d’emploi... in Lire, n° 337, p. 34 à 43.

 BARONIAN  (J.-B.), La théorie de l’ubiquité in Le récit policier, p. 93 à 99.

  GASQUEZ (A.), HEINTZMANN (E.), Le récit policier, Pris Nathan, 1994, « Récits du monde ».

 BAROCHE (C.), Navrée de vous décevoir in Page Noire, p. 49 à 65.

  Page Noire, Paris, Gallimard, 1995, « Pages Noires ».

SAYERS (D.), L’homme qui savait comment faire in Les reines du crime, p 55 à 74.

JACKSON (S), Les Estivants in Les reines du crime, p. 115 à 136.  

GEORGE  (E.), Les reines du crime, Paris, Presses de la Cité, 2002, « Pocket ».  

BRUSSOLO (S.), La Princesse noire, Paris, Librairie Générale Française, 2004, « Le Livre de Poche », p. 7 à 24.  

MARTIN (F.), BOISTEAU (M.), Adieu Plong  in  Je Bouquine, janvier 2008. 

LEBLANC (M.), Arsène Lupin en prison  in Crimes parfaits, p. 23 à 49.  

POSLANIEC (C.), Crimes parfaits, Paris, L’Ecole des Loisirs, 1999, « Médium ».

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            « A quoi ça sert, Monsieur ? », 

            «  On n’écrit plus, à l’ère du GSM ! »

            «  Je suis nul en orthographe, alors je me présente chez les employeurs ! » 

Par le biais d’un concours, peut-on les réconcilier avec le langage écrit ?

I.     LE CONCOURS  CAP’EMPLOI

    Les élèves des classes terminales de l’enseignement secondaire de la Commune de Bastogne reçoivent un courrier nominatif accompagné d’un dossier pédagogique :

But du concours : 

aider les jeunes à se former afin de se présenter sur le marché du travail et de trouver un emploi qui correspond à leur formation et à leurs ambitions. La lettre dit encore qu’il  « importe de se comporter comme un véritable professionnel et de se démarquer des autres candidats par ce petit rien de plus qui fait la différence . »

Les modalités : le concours contient trois parties :     - une pré-sélection qui se déroule à l’école

- une épreuve écrite ( à l’Hôtel de Ville)

- une épreuve orale ( à l’Hôtel de Ville )

Pour l’épreuve écrite, les annonces sont ciblées par catégorie et CV pré-formatés. Le candidat choisit une annonce et un type de CV qu’il pense pouvoir le mieux défendre. Il rédige lettre et CV , avec l’appui du dictionnaire, dans un laps de temps imparti.

Quant à l’épreuve orale, elle consiste en un entretien d’embauche en présence d’un jury.  

Les catégories : les candidats appartiennent à une des trois catégories suivantes : Transition Général-Technique, Technique de Qualification, Professionnel -Cefa. Chaque catégorie fait l’objet d’une évaluation spécifique et d’un classement individuel.  

Les critères d’évaluation du jury :

Lors de l’épreuve écrite, la lettre et le CV seront jugés sur l’orthographe, la présentation, le style, la motivation et l’argumentation

L’épreuve orale  sera évaluée sur les points suivants : l’ habillement, le maintien et la politesse, le langage, le sens de la repartie et l’aisance.  

Le timing : 

deux mois ( décembre-février) séparent la pré-sélection par école de l’épreuve orale. Les résultats sont proclamés à l’Hôtel de Ville au début du mois de mars.

 

Un dossier pédagogique 

est joint au courrier que reçoit chacun ; il brosse le tableau des points qui retiendront l’attention des candidats tant pour l’oral que pour l’écrit. Un test est proposé sous forme de choix multiples afin d’apprendre à bien se connaître soi-même mais aussi à se situer par rapport aux autres.

Enfin, un document vidéo mettant en scène un jeune candidat à l’emploi est présenté et critiqué au cours de français.

 

 

II.     SEQUENCE SUR LE CURRICULUM VITAE  ( en vue de la pré-sélection au concours)

début cap'emploi * sommaire/édito 133

Référence au programme : LIRE-ECRIRE / « Dans une situation-problème significative, écrire un texte technique en donnant un caractère univoque et explicite à l’information qu’il livre. »

Objectif : rédiger un CV et une lettre de motivation en réponse à une petite annonce ; les élèves apprendront à dégager le contenu et la présentation d’un CV et d’une lettre.  

Outil didactique : support cognitif : dossier « Cap’Emploi »  

Matériel : plusieurs journaux  récents ( différentes éditions ) - rubriques « Petites annonces »- 

Les élèves reçoivent un premier document présentant  trois petites annonces dont deux sont relativement sommaires. Les élèves s’aperçoivent rapidement que plus la petite annonce dispose d’informations pertinentes , plus la réponse sera orientée et facile à rédiger.

Les journaux sont minutieusement fouillés afin que chacun trouve la petite annonce qui pourrait convenir. Il est opportun de prévoir des journaux « riches » en petites annonces ( voir certains suppléments « Emploi » ) et de décoder les abréviations avec certains.  

Afin de ne pas laisser d’élèves au « point mort », le professeur dispose sur tables plusieurs types de CV pré-rédigés. Ils en choisissent un  qu’ils utilisent comme base de leur propre CV.

 

Contenu du CV  

= ensemble des données révélées par  une lecture complète et attentive :  

 

Coordonnées personnelles        

Formation(s)                                            

Références profess. / Expér.        

Job(s) d’étudiant                  

Langue(s)                                             

Hobbies                                                  

Divers                                                      

Renseignements généraux       

Présentation    

 = caractéristiques du CV qui  sautent aux yeux en le  manipulant :

 

Format A4    

Soin     

Sections aérées  

Marges  

Papier     

 

Forme

 = caractéristiques qui apparaissent  à la  lecture sommaire :  

 

Orthographe parfaite  

Paragraphes courts  

Vocabulaire précis  

Absence de répétitions de mots  

Dates  

Soin de l’accentuation  

Ponctuation  

  La rédaction des CV a lieu en classe sous l’œil vigilant du professeur et , bien entendu, quelques conseils avisés seront donnés. Cependant, les élèves auront l’occasion de parfaire leur CV à domicile voire d’ en refondre la forme.

La dernière phase répond à la question : quels sont les indicateurs de succès d’un CV ?

Il est intéressant de demander aux élèves de trouver et de classer eux-mêmes ces indicateurs.

Voici le résultat de l’exercice dans une classe de 7ème Profess.  ( l’ordre décroissant suivant peut évidemment varier d’une classe à l’autre et chaque enseignant peut « adapter ») :

1) Complet quant au contenu  2) Orthographe correcte  3) Mise en page soignée  4) Lisibilité 5) Concision- phrases courtes 6) Nombre de pages limité 7) Cohérence.  

Chaque élève évalue son CV en fonction de la grille élaborée en classe puis nous procédons à une mise en commun en exposant l’ensemble des CV. Ainsi, nous pouvons dégager des observations judicieuses, un examen critique tant sur la forme que sur le fond.

 

III. L’EXAMEN, LE CONCOURS, UNE EMULATION ?

début cap'emploi * sommaire/édito 133

        Pour les préparer au concours de manière optimale, le professeur prévoit une séquence sur la réalisation d’une lettre de motivation. Ce point peut faire, à lui seul, l’objet d’un article auquel nous pourrions joindre des conseils pertinents pour préparer l’entrevue.

      Malgré une certaine appréhension, nos étudiants de terminales pré-sélectionnés par l’école ont passé le cap avec succès et après la remise des prix, les langues se délient : 

«  Quand on est motivé, Monsieur, on maîtrise son orthographe ! », 

«  Un CV ? Quand on en a rédigé en classe et chez soi, on acquiert des automatismes. »,  

«  Je me suis mis dans une situation réelle, un peu comme si je sollicitais mon premier job ! », 

«  J’ai vraiment voulu montrer aux autres de quoi j’étais capable. » …

      Que de collègues qui se mettent à rêver que tout se déroule d’une façon aussi idéale !

      Sachez tout de même que motiver les élèves autour d’un tel projet reste une tâche ardue et l’école est-elle efficiente lorsqu’elle rend un concours comme celui-ci obligatoire ?

      Les critères de sélection du jury du concours seront-ils encore ceux-là au moment où le candidat postulera ? Les élèves non sélectionnés n’ont-ils pas été infériorisés ? En tout état de cause, ils auraient souhaité obtenir une justification écrite de leurs « lacunes ».  

      Quoiqu’il en soit, il est réaliste de constater que le concours est une émulation tant pour l’enseigné que pour l’enseignant qui, par une préparation adaptée, peut en faire un vrai projet de classe, quel que soit le résultat final de chacun.

  début cap'emploi * sommaire/édito 133

Autres articles de J.-M. Lhote paru dans LMDP

Lire un roman et en écrire une suite...! Du roman de Cl. Raucy, Le doigt tendu, à l'écriture d'Un air tzigane, par le même auteur et par des élèves de l’ICET - Bastogne Ouvrir

L'univers concentrationnaire en classes de français et d'histoire * 3e degré T * Eduquer à la citoyenneté * Ouvrir  

 

Créer des liens entre écoles de tous pays: l'opération FAX

Troisième degré, IND Saint-Hubert (Belgique) - Récit de Christian Munster

découvrir le Clemi - nous invitons copains et copines - ...ainsi ques la presse - ...qui parle de nous! * la "une" et un de nos textes

FAX! Un journal journal international lancé en 1989 par le CLEMI - Centre de liaison de l'enseignement et des médias de l'information ( http://www.clemi.org )  

fax! est un journal junior international lancé par le Clemi en 1989. Des élèves de 6 à 18 ans, accompagnés de leurs professeurs, réalisent un journal en 24 heures à partir d’articles qui leur viennent de tous pays.

Ils invitent des jeunes à leur adresser, par télécopie ou par courrier électronique, des articles en français et en langue maternelle, illustrés, signés et mis en page. fax! est réalisé en une journée, imprimé et envoyé à tous les participants avant la fin de l’année scolaire.

Participer au programme fax! c’est mieux connaître les médias, exprimer son opinion, écrire en français et en langue étrangère, respecter les rêgles d’écriture journalistique. C’est aussi entrer dans un réseau d’échanges et de citoyenneté.

1997: Une première participation de l'IND de Saint-Hubert 

A l'Institut St-Joseph de St-Hubert, avec une 3e générale et le groupe de français 6 heures de Christian Munster, nous avons participé, le 23 janvier dernier, au thème Dialogue entre les générations. Nous n'étions pas seuls: le journal comportait 36 pages, soit 36 articles écrits par des jeunes du Bénin, d'Espagne, de Finlande, de France, d'Italie, du Japon, du Pays Basque, du Portugal, de Russie, d'Ukraine, de Belgique et de Suisse, dont l'école de Versoix, rédactrice en chef.

2008: Pour la 4e fois, nous récidivons !

Cette fois, le thème est Que changeriez-vous si vous aviez le pouvoir?

1. Invitation aux copines et copains

Par le canal de CLEMI, nous leur adressons le message suivant:

Si le monde veut changer, changeons le monde !

Mais pour cela, il faudrait arrêter de donner sa démission.

Superman a ses multiples pouvoirs, Spiderman a sa super toile, Astérix et Obélix ont leur potion magique,…

Et toi, quel serait ton pouvoir pour changer le monde ?

Et que changerais-tu ?

Car le monde est en rupture de stock aux rayons des héros ! !

Alors cette année l’Institut Saint-Joseph de Saint-Hubert en Belgique te propose de participer à l’opération FAX.

Envoyez-nous vos avis, dévoilez vos intentions pour ce monde et n’ayez pas peur d’être créatif ! Laissez exprimer votre poésie, votre expérience ou même votre talent artistique dans votre réponse.

  Merci à vous pour vos réponses au plus tard le jeudi 21 Février 2008

 

... En leur rappelant les règles du genre!

 

 Les textes doivent être saisis sous Microsoft Word 2000 ou une version antérieure.

 Les articles doivent être bilingues (Au moins un gros titre, une introduction ou une légende d’illustration doit être rédigée dans une langue différente de celle de l’article. )

 Evitez les articles trop longs, il vaut mieux faire deux pages liées entre elles qui soient bien lisibles plutôt qu’une seule avec un trop long défilement. Faites des articles avec des titres, chapeau et signature.

 Une illustration est indispensable. Chaque dessin, image, photo réalisée par un élève, doit être légendée et signée. La taille de chaque image ne doit pas excéder 25ko.

 Les illustrations scannées doivent être jointes à vos fichiers en format JPEG

 

Voir sur http://www.clemi.org/fax/appel_france07 le texte complet de notre invitation

sommaire & édito 133 * début "fax"

 

2. Une participation de masse et de... grande qualité!

 

3 continents, 14 pays différents et 21 écoles ont participé à l'opération FAX que les élèves de 5e année (complément de français) organisaient ce 21 février 2008

Parmi les pays représentés, certains, comme le Rwanda, la Colombie, Madagascar, l'Égypte et la Suède participaient pour la première fois à l'édition belge.

Visiblement, le thème a inspiré les élèves, puisque près de 100 articles ont été envoyés du monde entier. 

 

3. Vient le Jour J, en présence de la presse!

Ce jeudi 21 février le CCM de l’institut Notre-Dame est en pleine effervescence. Réunis dès 13h, les élèves réceptionnent les articles et commencent à organiser une mise en page harmonieuse. Il va falloir trier, réécrire certains passages, corriger et traduire d’autres, illustrer,… Bref un travail de longue haleine qui va s’échelonner sur plusieurs semaines
La presse ne s'est pas trompée
quant à l’originalité du projet; en effet dès 13h30 la presse écrite (Le Soir, L’Avenir du Luxembourg et La Meuse) et la télévision (TV lux) envahissent le local déjà exigu. Pendant que la caméra filme le groupe au travail, professeur et élèves répondent aux nombreuses questions des journalistes. 

Tous soulignent l’intérêt pédagogique d’une telle entreprise. Quel plaisir en effet de pouvoir rencontrer des jeunes du monde entier sur une même thématique. Certains font preuve d’une créativité débordante: de superbes dessins nous viennent de Roumanie, la Suède nous envoie une chanson bilingue, d’autres imaginent des interviews et d’autres construisent des mots-croisés.

Le seul point commun entre ces différentes initiatives reste le thème mobilisateur: «changeriez-vous au monde si vous aviez le pouvoir?» Face à cette thématique des sensibilités différentes apparaissent. Certaines préoccupations reprennent les grands fléaux de notre humanité: la faim dans le monde, l’inégalité, la pollution…etc. D’autres versent davantage dans la poésie et l’imaginaire et inventent des super héros chargés de remettre des couleurs dans notre monde. Voici ce que dit un étudiant marocain:

"J'aurais changé ce noir qui entoure ce monde par un rose qui égayera nos yeux et épanouira nos cœurs".

Quelle joie d’apprendre aussi de la part d’un étudiant belge que"les parents, ils nous aident à grandir, nous montrent le chemin, nous aident à bâtir notre futur…et qu’ils sont donc de super héros," au même titre d’ailleurs que les professeurs…

C’est donc un journal très riche qui sera publié vers la fin du mois d’avril et qui sera envoyé aux 21 écoles participantes

C. M

sommaire & édito 133 * début "fax"

4. La presse en parle. 

Voici l'article publié dans l'Avenir du Luxembourg en date du 27 février 08  


L’ISJ organise l’opération "Fax !" dans le monde.

14 Pays communiquent avec l'ISJ de St-Hubert qui prépare le journal "Fax !" ayant pour thème: "Que changeriez- vous au monde si vous aviez le pouvoir?".

L’opération "Fax !" consiste à faire écrire, par les élèves du monde entier, un journal sur un thème imposé par l’école organisatrice.

Pour la quatrième fois en 8 ans, c’est l’école de St-Hubert qui a été retenue pour le choix du sujet, qui porte cette année sur: "Que changeriez-vous au monde si vous aviez le pouvoir?".

Christian Munster et ses 11 élèves de 5ème complément français ont donc la lourde responsabilité d'éditer le journal et de le transmettre à chaque pays participant. Ils sont 14 pays cette année.  Chaque article illustré doit être rédigé en 2 langues. "Une tâche pas facile",le signale Christian Munster. "Nous devons contrôler, réajuster, corriger et illustrer chaque article qui arrive via courriel. Ensuite, il nous faudra faire un choix, la une et la mise en page".

2 mois pour boucler le journal.

Réalisé dans un format A4,  l’école de Saint-Hubert a deux mois à compter d’aujourd’hui, pour boucler l’édition,  l’imprimer et transmettre un certain nombre d’exemplaires à chaque école participante, issue de France, Italie, Suisse, Pologne, Suède, Grèce, Russie, Maroc, Madagascar, Rwanda, Egypte et Colombie.  L’Institut Saint-Joseph de Saint-Hubert est la seule école belge à  participer.

"Participer à une telle opération représente de nombreux intérêts pédagogiques", Christian Munster. "Nous sommes en contact par Internet avec des élèves d'autres cultures, cela crée des liens. On manipule l'outil informatique, on développe l'apprentissage des langues, on apprend la rigueur puisque chaque texte doit être correct au niveau de la syntaxe et de l'orthographe.  Enfin, on développe une thématique sur le sujet".

55 pages pour l'édition

Robin Lambert, élève à l’ISJ, réceptionne déjà les articles venus du monde entier. Pas le temps aujourd’hui pour les lire entièrement! toutefois un des articles venant du Maroc a attiré son attention: "Les élèves là-bas parlent essentiellement des problèmes de leur pays tel que celui de la religion. Le titre de leur article est "Un monde immonde".  Cela donne déjà une petite idée du contenu, mais bon, c’est leur point de vue. Si l’article est correct, on le met". Robin a une idée plus générale sur le sujet: "Le monde va plutôt mal, et la pollution est une des principales préoccupations".

 

En toute logique, c’est le 21 avril que doit sortir le journal.  Une édition de plus ou moins 55 pages format A4, imprimée par l’ISJ Saint-Hubert sous la responsabilité de Christian Munster, le rédacteur en chef du jour: "L’école nous consacre un certain budget pour l’opération Fax.  En plus du coût de l’impression et du papier, nous devons envoyer de 5 à 10 exemplaires, à chaque école de chaque pays qui participe".

Christian Munster est un professeur heureux, convaincu que l’expérience d’une telle participation pour ses élèves, ne peut être qu’enrichissante.

Liliane THOMAS.  


sommaire & édito 133 * début "fax"

5. Parmi d'autres textes de nos élèves :  

La une de notre journal

Un message parmi d'autres

Hello everybody, my

name is Chêne and I’m 519 years old!

Saviez-vous que sans moi et mes amis les

arbres, vous ne seriez pas en train lire ce texte,

vous n’auriez même pas de mobiliers pour ranger

vos affaires,  pour vous asseoir,  pour dormir,  pour

écrire, etc…  Nous embellissons aussi bien vos maisons,

que vos rues, que vos parcs, et cela, sous n’importe quelle

forme! Nous vous isolons des bruits indésirables et nous vous

protégeons aussi du vent! Grâce à nous,  vous avez de l’oxygène

renouvelé tout les jours.  En Amazonie,  vous coupez mes amis,

mais des personnes, comme vous, en Afrique, ont besoin de mes

semblables pour arrêter l’arrivée du Sahara… Replantez-nous

et aidez beaucoup plus d’un million de personnes à conserver

leur habitation! Arrêtez de nous brûler pour le simple fait

du bonheur des yeux, car peut découler de l’incendie

forestier, celui  de vos maisons! Vous bouleversez

notre équilibre naturel à tous en agissant de

la sorte!  Ne nous voyez  pas comme

des objets  mais voyez nous com-

me des êtres vivants car,

nous nous nourrissons,

nous respirons,  nous

avons du ‘‘sang’’, (que

 l'on appelle de la  sève

dans notre langage!)

et  nous  buvons  tout

comme vous! Alors s’il

vous plait faites un geste

pour conserver notre planète

pour vos enfants et petits enfants

car ils ne doivent pas subir votre irres-

 pect envers le monde et la flore de celui-ci!  

 

Debouche Morgane & Buzin Maureen

     

           

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Autres articles de Christian Munster parus dans LMDP

* La société de consommation, approche sociologique * Itinéraire de Karl Marx à Georges Perec * 3e degré Ouvrir  

* Le théâtre engagé, à partir de La résistible ascension d'Arturo Ui de Bertholt Brecht, parcours interdisciplinaire * 3e degré Ouvrir  

* Damien Avet, Christian Munster, Luc Muselle et le Pr. Louis Van Dijck, Regards croisés sur La Bruyère - Deuxième degré *  La Bruyère au croisement de multiples pistes: l'histoire des genres, des modes et des idées, l'expression du moi, le portrait au théâtre, l'argumentation dans le portrait... * Ouvrir

 

Documents bruts

 

1. Wikipédia à la trappe?

Bertrand Le Gendre, Le Monde, 15 mars 2008, sous le titre Faut-il brûler Wikipédia ?

Extrait de l'article

Wikipédia est-elle fiable ? C'est pour l'internaute la seule question qui compte.

    Contrairement à une idée répandue, la réponse est plutôt oui. Une étude de la revue Nature l'a comparée en 2005 à l'Encyclopædia Britannica. Sur quarante-deux sujets scientifiques retenus, Wikipédia avait commis 162 erreurs ou omissions, la Britannica 123.

    En décembre 2007, Wikipédia a marqué un nouveau point contre ses détracteurs. Le magazine allemand Stern a publié les résultats d'une enquête portant sur cinquante articles piochés au hasard dans Wikipédia, version allemande, et dans l'édition en ligne de l'encyclopédie Brockhaus, dont l'accès est payant. Exactitude, clarté, exhaustivité, actualisation : le cabinet indépendant chargé de l'enquête a tout passé au crible. Dans 43 cas sur 50, Wikipédia l'a emporté.

    Une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT) confirme ce résultat. Elle montre qu'une obscénité introduite intentionnellement dans Wikipédia est "nettoyée" en moins de deux minutes par les wikipédiens. Ce qui ne veut pas dire que toutes les erreurs ou malveillances qui y figurent disparaissent aussi vite. En général, l'internaute de passage a intérêt à se méfier des articles récents, les moins retravaillés.

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2. Le bac à la trappe?

Laurence Debril et Pierre Falga, Lycées: le bac en question, L'Express, 2 avril 2008.

[Première partie de l'article* Les intertres sont de la rédaction de LMDP]

    Deux cents ans, et toujours aussi explosif. Le baccalauréat, créé par un décret de Napoléon le 17 mars 1808, continue d'aviver les passions. Les reproches ne manquent pas. On le dit trop cher: près de 200 millions d'euros chaque année. Faussement égalitaire: si, désormais, 65% d'une classe d'âge y accède, le bac général demeure réservé à une élite, puisque seuls 34% des élèves le passent vraiment, les autres s'orientant vers des filières techniques et professionnelles. Inutile: alors qu'il est censé représenter le premier grade universitaire, il n'empêche pas 52% des étudiants d'échouer en première année de fac.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...

    Des voix virulentes enfoncent le clou. Jean-Robert Pitte, ancien président de Paris IV, a vivement dénoncé l'institution dans Stop à l'arnaque du bac (Oh! éditions), écoulé à 12 000 exemplaires. Catherine Pauchet, sociologue employée par le ministère de l'Education nationale, vient de livrer Faut-il supprimer le bac? (Larousse), ouvrage dense et précis, rempli de chiffres édifiants dénonçant des absurdités de gestion. On y apprend ainsi que 4 000 sujets sont préparés chaque année pour les épreuves écrites, dont 75% uniquement en secours, pour le cas où un incident surviendrait. Ou encore que «les copies de tamoul des bacheliers de Pondichéry, en Inde, sont envoyées au centre d'examens d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, pour y être évaluées par des correcteurs externes, alors qu'elles pourraient l'être à moindre coût sur place».

 

Ecarts de notation

    Ultime attaque, la publication d'un document de travail de l'Institut de recherche sur l'éducation, nommé «La loterie des notes au bac. Un réexamen de l'arbitraire de la notation des élèves». L'auteur, Bruno Suchaut, (1) a fait corriger «à l'aveugle», par 66 professeurs, six copies de sciences économiques et sociales de niveaux différents. Résultat: les notes affichent jusqu'à 10 points d'écart. L'un donne ainsi 3/20 à une copie, estimant que «le plan annoncé est trop peu précisé, et la troisième partie est hors sujet», quand son collègue lui attribue 13/20, jugeant que «le sujet est assez bien cerné [...]. Les arguments sont développés et permettent de mettre en évidence les différents mécanismes de l'exclusion». Pour expliquer cette irrégularité, Suchaut reprend des études déjà menées sur la notation, montrant qu'elle varie avec la fatigue, la distraction, l'ordre des copies... (...)

(1) Voir http://www.u-bourgogne.fr/upload/site_120/publications/les_collections_de_l_iredu/dt/dt_iredu_2008_3.pdf 

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