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SOMMAIRE 

numéros parus depuis 1990

 

 

Publiés en version "papier" de septembre 1993 à mars 2004, les numéros 074 à 116 de la revue pédagogique LMDP seront progressivement mis en ligne.

Une cinquantaine d'articles parus dans cette série sont déjà sur notre site Internet : voir la page sommaire (titres en couleur rouge) ou la page archives. * Suivre cette mise en ligne

 

Numéro 095 - Décembre 1998

Mis en ligne : mars 2015

Sommaire

 

1. Entre l'huissier et le grand-prêtre..., la télévision cérémonielle

2. L'univers concentrationnaire en classes de français et d'histoire

3. Création lexicale au premier degré

4. A la rencontre de Samuel Beckett

5. Aborder le moyen âge en 4e transition technique

 

En guide d'édito

Parions que vous identifierez facilement et les liquides et leur contenant décrits ci-dessous! Et, qu’en prime, lecteur sagace, vous y découvrirez une grossière erreur de... chimie minérale. [ Votre "langue au chat" ? Voir ! ]

 

                            Vanvres [sic] qu’habite Galathée,

                            Sait du lait d’Io, d'Amalthée,

                            Épaissir les flots écumeux ;

                            Et Sévre [sic], d’une pure argile,

                            Compose l’Albâtre fragile

                            Où Moka nous verse ses feux.

 

Ponce-Denis Écouchard LE BRUN (1729-1807), Ode I, Le Triomphe de nos paysages, in Œuvres, Paris, 1811, 4 vol.

A introduire - selon vos goûts - dans le parcours «description», ou «préciosité», ou «poésie et Antiquité», ou «écrire et boire»...

http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=RHLF_091_0101

 

Entre l'huissier et le grand-prêtre..., la télévision cérémonielle

 

France Culture, émission Tire ta langue, 16 janvier 1998

 

... Quand le petit écran fait révérence devant un grand événement en direct ...

 

Transcription de l'enregistrement - Certaines marques orales (pauses, accents, hésitations, amorces ou réajustements de mots ou de constructions...) ne sont pas signalées. On discernera sans doute aisément certains autres traits d'oralité de cet entretien, qui ont été maintenus: ils pourraient être analysés... indépendamment du sujet traité.

 

Antoine Perraud : Daniel Dayan, vous êtes sociologue au CNRS et vous avez publié en 1996 La télévision cérémonielle, aux PUF; et c'est un livre terriblement d'actualité puisqu'il ne se passe pas une année sans que le téléspectateur moyen ait l'occasion de découvrir ce qu'est la télévision cérémonielle. Est-ce qu'on peut la définir en quelques mots et voir en quoi ça touche beaucoup, essentiellement, à la langue? Alors, d'abord, qu'est-ce que c'est que cette télévision cérémonielle, ces «événements monstres»?

D.D. - Oui, je crois que d'une part en effet, il s'agit généralement des rites de passage qui concernent les membres du personnel politique. Mais à l'intérieur de ces rites de passages, il y a trois sortes d'événements que nous définissons comme des (nous, parce que j'ai écrit ce livre avec un collègue américain) que nous définissons comme des conflits réglés, il s'agit d'une sorte de célébration du débat, d'une cérémonialisation du débat, en tant qu'emblématique des institutions de la démocratie. Il s'agit aussi de ce que nous appelons les couronnements, et les couronnements correspondent souvent à une affirmation des valeurs traditionnelles au moment où ces valeurs sont incarnées par de nouvelles figures. Il s'agit enfin d'un certain type d'événement qui est très exceptionnel, très rare et d'autant plus intéressant que nous appelons des conquêtes: les conquêtes sont souvent des propositions pour la réarticulation de la perception historique d'une société; par exemple, lorsque Sadate se rend à Jérusalem, il y a déjà très longtemps, il propose à Israël de redéfinir sa position au Moyen-Orient et vis-à-vis des pays arabes. Cette proposition est acceptée et c'est ce qui fait de l'événement une conquête.

A. P. - Et alors, ces événements sont intéressants parce qu'ils touchent au langage. C'est pour ça que Tire ta langue est venu vous voir. Et le langage, c'est avant tout celui du commentateur, qui a un rôle assez précis. J'ai l'impression que vous le définissez entre l'huissier et le grand-prêtre.

D. D. - Oui, je crois qu'il y a non seulement cette dimension de langage, mais il y a tout d'abord une sorte de dimension de l'utilisation de la voix: ces événements sont  commentés avec un certain type de voix; on trouve des voix qui sont un peu étouffées, qui marquent le respect, et ces voix s'accompagnent d'un langage qui multiplie à nouveau les signes du respect, mais il me semble que le rôle essentiel du commentateur dans ces événements, c'est de parler de l'événement tout en ne faisant pas écran entre un certain groupe social - qui est le groupe auquel il s'adresse - et l'événement; il s'agit de traduire l'événement qui a une valeur symbolique générale en direction d'un groupe social donné. C'est ce qui explique, par exemple, que pour certains événements royaux britanniques, on ait deux versions qui sont pratiquement semblables diffusées par deux chaînes différentes - la BBC et ITV - mais diffusées dans des langues qui sont extrêmement différentes puisque dans un cas on a une sorte de langue cultivée qui correspondrait à celle de la bourgeoisie britannique, dans l'autre cas, il s'agit au contraire de souligner la dimension populaire de l'énonciation et de ne pas aliéner les membres du pu­blic qui ne se reconnaissent pas dans la voix distinguée - entre guillemets - des commentateurs BBC.-

A. P. - Mais alors dans ce cas, que pensez-vous, Daniel Dayan, du commentateur si longtemps patenté, qu'était Léon Z­trone, qui réussissait le prodige d'avoir une langue pleine d'enflure et de pompe dans laquelle se sentait obligé de se reconnaître le Français moyen?

D. D. - J'ai l'impression qu'il s'est passé peut-être une sorte de perception en deux temps de Léon Zitrone. Dans un premier temps, cette enflure et cette pompe apparaissaient comme consubstantielles à l'événement, et à ce moment-là, il y avait un effet de reconnaissance; puis dans un second temps, on s'est aperçu que l'enflure et la pompe manifestées par Léon Zitrone pouvaient être une marque distinctive de sa façon de présenter les choses, mais n'étaient pas absolument nécessaires, et petit à petit l'énonciation de Léon Zitrone dans ce genre d'événement est devenue une sorte d'idiome en soi, une sorte d'idiolecte qui a des caractéristiques esthétiques et qui est apprécié en tant que tel par des auditeurs camp, (1) c'est-à-dire des auditeurs un peu pervers qui apprécient cette espèce de façon de désarticuler la langue et de lui imposer des contorsions un petit peu inédites.

(1) Larousse, Dict. gén. angl.-fr.: s. v. camp: affecté, maniéré...

A. P. - Mais, Daniel Dayan, vous avez beaucoup travaillé sur un corpus américain, puisque ce livre publié aux PUF, La télévision cérémonielle, en collaboration avec Eliu Katz, était à partir d'images américaines. Mais Léon Zitrone, par exemple, est-ce que vous avez eu l'occasion de l'entendre lors de l'enterrement du roi Baudouin, qui fut l'une de ses dernières manifestations?

D. D. - Oui. Et je crois que là, il a très fortement respecté l'espèce de registre de l'événement qui était un registre de l'émotion. Ce qui est frappant, lorsqu'on compare Léon Zitrone à un certain nombre de commentateurs américains, c'est un style qui est très affirmé... enfin, la boursouflure est très affirmée dans le cas de Léon Zitrone; elle est moins visible dans le cas d'un certain nombre de commentateurs américains, mais il y a une espèce de - comme ça - voix officielle qui est beaucoup plus détachée de l'énonciation quotidienne chez les Américains qu'elle ne l'est chez les Français. De sorte que, très souvent, lorsque l'on regarde un journal télévisé américain, on est frappé par la détermination un peu absurde que mettent des journalistes au visage de marbre à affirmer des choses avec une emphase qui ne le mérite pas. On se dit: Pourquoi ce visage - comme ça - déterminé? Pourquoi cette espèce de regard foudroyant, pour dire des choses qui relèvent parfois de la platitude? Et alors qu'il me semble que le langage parlé par les commentateurs français est beaucoup plus proche d'un langage ordinaire, ou en tous cas du langage ordinaire d'un certain groupe de gens qui ont bien souvent des formations intellectuelles, par exemple. On est plus proche du commentaire et moins proche d'une sorte d'affirmation farouch d'une vérité qui se révélerait comme pour la première fois.

A. P. - Et que pensez-vous, Daniel Dayan, de la suite que donne, par exemple, Frédéric Mitterrand à ce commentaire de «l'événement monstre» que la télévision diffuse parfois en direct?

D. D. - Je pense que le passage de Léon Zitrone à Frédéric Mitterrand ressemble un petit peu au passage à la postmodernité, c'est-à-dire que c'est à la fois la même chose, mais c'est la même chose reprise sous la forme de pastiche; et il y a, dans l'oralité dévorante de Frédéric Mitterrand, à la fois la capacité à incorporer la voix de Léon Zitrone, et cette incorporation en rajoute un petit peu trop jusqu'au moment où on se dit: Ce n'est pas de l'incorporation; c'est de la dérision. Ceci dit, il y a, chez Frédéric Mitterrand, une espèce de capacité d'émotion qui vient de cette espèce de fascination qu'il arrive à imposer un jouant, en proposant des sortes de jeux de mots, en rebondissant sur tel aspect d'une image auquel il va accrocher son récit, en donnant l'impression que cet aspect de l'image qu’il vient de souligner était toujours là, toujours présent, et ne demandait qu'à être exprimé. Il me semble que Frédéric Mitterrand, très souvent, réagit de façon instinctuelle, à un élément de l'image qui l'a frappé à ce moment-là, et brusquement le commentaire s'oriente dans cette direction-là. On a un peu quelque chose qui relève - mais c'est à nouveau un exercice postmoderne - un peu quelque chose qui relève du cadavre exquis dans l'ordre du commentaire.

 

Sous la responsabilité d'Antoine Perraud, l'émission de France Culture Tire ta langue traite de problèmes linguistiques et culturels (l'argot, la publicité, les stéréotypes, la chanson, le polar...); elle passe chaque dimanche de 14h à 15h.

Des enregistrements de L. Zitrone, F. Mitterrand... sont disponibles à la Médiathèque de la Communauté Française http://pointculture.be/espace-mediatheque/

sommaire & édito 095 * début télévision

 

L'univers concentrationnaire en classes de français et d'histoire

 Article déjà en ligne

 

 

Création lexicale au premier degré

 

Récit de Christine Franck, CSB, Habay

 Dans le monde publicitaire, la création lexicale est une technique d'écriture fréquemment utili­sée pour attirer l'attention du lecteur. C'est ce que nous avons pu constater en étudiant le langage de la publicité.

 

Déroulement de la leçon

A.    Matériel nécessaire

Les élèves apportent en classe des affiches publicitaires issues de magazines. Seule consigne: l'affiche doit comporter un slogan publicitaire.

B.    Analyse générale de l'affiche

Chaque élève présente son affiche devant la classe en s'aidant d'une grille d'analyse proposée par le professeur. Les élèves prennent ainsi conscience des éléments présents au sein d'une affiche: support, produit, couleur...

 

Grille d'analyse d'une publicité de magazine

                                   SUPPORT (image)

            1.                     Nom du produit:

            2.                     Importance (grandeur) du produit par rapport au support:

                                    Présent de façon modérée - absent - prend une place importante

            3.                     Éléments présents sur l'image:

            4.                     Message livré par le support:

                                    Douceur, féminité, virilité...

            5.                     Relation entre le support et le produit:

                                    Logique - étonnante

            6.                     Couleur dominante:

                                   TEXTE

            1.                     Slogan utilisé:

            2.                     Procédé littéraire utilisé pour construire le slogan:

                                   PUBLIC VISÉ

            1.                     Age:

                                    Enfants - adolescents - adultes

            2.                     Sexe:

 

C.     Analyse du slogan publicitaire

                       

Pour chacune des affiches, les élèves essayent de déterminer la technique d'écriture utilisée  dans la réalisation du slogan.

Voici les techniques retenues:

 

1.                     L'antithèse

                        Procédé par lequel on oppose un terme à un autre.

 

                        Exemples:   Mini-Europe, c'est géant.

                                          Même mouillés, ils sont secs.

 

2.                     La permutation

                        Procédé qui consiste à permuter deux unités (syllabes, mots, groupes).

 

Exemples:       Si la nature nous a donné des forces, c'est pour que chacun devienne une force de la nature.

                        Sonnez trompettes, trompez sonnettes.

 

3.                     La commutation

                        Procédé par lequel on remplace un élément par un autre.

                       

                        Exemples:            HI

RE

nault      (calicot du Tour de France)

                                              Des fromages chèvrement bons (à la place de vachement)

 

4.                     La paronymie

                        Procédé par lequel on remplace un élément par un terme proche du point de vue sonore.

                         Exemples:       Quand il y en a pour deux, il y en a pour toi. (à la place de trois).

                                                                                  Mi-fugue, mi-raison (Émission radio) (à la place de mi-figue, mi-raisin).

 

5.                     Le calembour

          Procédé par lequel on remplace un élément par un terme similaire du point de vue sonore mais différent par le sens et l'orthographe.

           Exemples:                     Associez votre plus beau oui à votre nom (à la place de non).

                                                           «Au lion d'or» (Auberge) (à la place de «au lit, on dort»).

6.       Jeu sur les différents sens d'un mot

          Procédé qui consiste à jouer avec les différentes significations d'un mot.

         Exemple:    Quand on utilise la coiffe de la FISCHER, on s'aperçoit tout de suite qu'elle est blonde.

                   Coiffe:      chapeau ou capsule

                   Blonde:      couleur de cheveux ou sorte de bière

 

7.                     La création lexicale

                        Procédé par lequel on crée un nouveau mot.

                         Exemple: Des fromages chèvrement bons.

 

8.                     La citation déformée ou arrachée à son contexte

          Procédé qui consiste à utiliser une citation ou un proverbe en les déformant quelque peu ou en les utilisant hors de leur contexte d'origine.

           Exemples:    Qui veut le plus paie le moins (à la place de: «Qui peut le plus peut le moins»).

                             Si Galilée revenait sur terre, il s'écrierait devant une mauvaise comédienne de cinéma: «Et pourtant, elle tourne!» (Pierre DAC, Les Pensées)

 

 D.   Exercices sur la création lexicale

 

1.       Travail sur un extrait du récit Le Bon Gros Géant, de Roald DAHL, où l'auteur s'amuse à jouer avec les mots.

          Consigne: repérer les créations lexicales au sein du texte et identifier leurs constituants.

          Exemples: savouricieux, ignominable, exécrignoble, bavardinage, blablatifoler...

 

2.       Réalisations d'affiches publicitaires

          En interdisciplinarité avec le cours d'EDM qui étudie l'Antarctique.

Consignes:      Réaliser une affiche publicitaire sur le respect de l'environnement en Antarctique.

                        *   Imaginer un support faisant référence à l'Antarctique.

                        *   Créer un slogan publicitaire à l'aide de la création lexicale.

sommaire & édito 095 * début création lexicale

 

 

A la rencontre de Samuel Beckett

 

Article déjà en ligne

 

 

ABORDER LE MOYEN AGE EN 4e TRANSITION TECHNIQUE

 

Récit de Roger Dubois

Institut St-Roch, Marche-en-Famenne

 

 Durée de la séquence : environ 10 périodes

Point du départ de cette séquence. - C'est en mesurant l'intérêt des élèves pour une pièce de théâtre médiéval, Les quatre fils Aymon, réécrite pour eux et jouée par eux, que j'ai tenté de lire et de comprendre, dans le cadre du cours de français, d'autres messages de l'origine de notre langue romane, un écho d'un parler lointain au français de cette fin de 2e millénaire.

 

1.      Première étape

 

Un peu d'histoire. – Une ligne du temps réalisée sur deux tablettes et reprenant qua­rante siècles, nous aide à situer le Moyen Âge. Nous avons délimité et «surligné» le Moyen Age des lettres françaises, couvrant – pour l’essentiel - la période du XIIe au XVe siècle.

 

2.      La formation de la langue française

 

A partir de termes latins, nous avons pu induire une origine lexicale. Nous avons insisté sur le latin parlé, sur l'arrivée de mots nouveaux dans la langue populaire.

A partir d'exemples actuels de diachronie littéraire (façons différentes de s'exprimer à travers les époques), nous avons relevé pareil phénomène dans la formation de la langue romane. La syntaxe s'est modifiée. Seront cités et brièvement commentés les Serments de Strasbourg (842) et des extraits de La Chanson de Roland. Ainsi, les élèves découvrent, du même coup, l'esprit de l'épopée.

 

3.      La lecture

 

Les élèves sont alors invités à lire Tristan et Iseult (Livre de Poche 1306). Une approche préalable à la lecture est faite en classe en présentant un résumé adapté de P. Castex et P. Surer, Le Moyen Âge.

Trois sous-titres :

1) prélude à l'amour

2) victoire de l'amour sur les hommes

3) victoire de l'amour sur la mort

Le schéma actantiel (déjà présenté et appliqué dans un autre parcours) sera réalisé avec une insistance particulière sur le rôle des personnages.

Chaque élève viendra présenter un ou deux chapitres choisis et programmés dans l'ensemble de la classe (travail individuel et de groupe).

Ce passage par l’expression orale – « Ma parole m’engage... » - est un bon moyen de voir si l’élève s’implique vraiment dans la découverte d’un domaine qui, au départ, lui est peu familier ! 

4.      La littérature narrative

          Imprimé en parallèle, sur deux colonnes : le fabliau ESTULA, texte du moyen âge, et sa transposition moderne.

Ici, on procède à des rapprochements, à des repérages de jeux de mots, d'équivoques, de quiproquos (Estula / es-tu là ?)

On note l'écriture en vers, la recherche de la rime ou de l’assonance, les procédés de la moquerie aimable, humoristique, mais pas du tout sarcastique : il s'agit d'une raillerie, sans amertume. Grâce à un support pédagogique sur cassette audio, nous écoutons Estula (écoute interrompue, commentée, discutée ; puis écoute continue).

En guise de bilan (évaluer la capacité de transférer sur un autre texte...), les élèves recevront un questionnaire sur un autre fabliau, La housse partie. Le Roman de Renart sera également abordé. Le personnage de Renart, ses diverses incarnations seront cernés. Certains extraits seront lus... Renart passe un peu comme un personnage diabolique : avec Isengrin particulièrement. On notera – en confrontant les textes – combien cette œuvre médiévale inspirera certaines fables de La Fontaine.

 

5.      La littérature dramatique

Le Miracle de Théophile, de Rutebeuf (13e siècle).

Nous aurons insisté davantage sur Le jeu de saint Nicolas de Jean Bodel, parce qu'ici apparaît le vrai théâtre, et nous rejoignons l'histoire avec la lutte contre les Sarrasins et le triomphe de saint Nicolas...

La Farce de Maître Pathelin sera également présentée.

 sommaire & édito 095  * début moyen âge

6.      Poésie et lyrisme

Après lecture et bref commentaire de poèmes de Christine de Pisan et de Charles d'Orléans, nous abordons Villon. Nous situons le personnage, l'époque et ce qu'on croit en savoir (Source : Villon, Poésies complètes, Livre de Poche, 4530).

            Deux Ballades sont abordées :

6.1         La ballade des dames du temps jadis

Notes littérales - personnages cités et commentaires (objectif de formation générale)

L'écriture (essoyne – Royne...)

Le leitmotiv (le refrain) « Mais où sont les neiges d'antan ? » Le poète souligne le caractère passager, provisoire, de l'existence humaine, des personnes et des choses.

Activité de réécriture, à la manière de... - Écrivons un petit poème, une petite histoire avec des personnages historiquement plus proches de nous (Chefs d'États, artistes, princes, condamnés célèbres...)

Cet atelier de réécriture a suscité chez les élèves pas mal d'imagination et d'enthousiasme !

6.2         La ballade des pendus :

                   Le but prétendu du poème

Les circonstances
        L'état d'âme de Villon

Le réalisme de l'écriture, dans un vocabulaire suggestif ; et aussi le rythme et l’image (Puis çà, puis là, comme le vent varie...)

La versification habile, les césures variées ; le refrain.

 

 

7.       Rutebeuf, La povreté  - (13e siècle)

Distribution du texte original

Transposition dans la langue d'aujourd'hui.

 

8.     Jeanne Bourin évoque le Moyen Âge

       dans deux de ses romans: La chambre des dames (1987) et Très sage Héloïse (1986), LGF éd. Elle nous parle de Rutebeuf, d'Héloïse, d'Abélard... ; elle nous met sur les pas de François Villon ! - Du même auteur: Chroniques du temps passé, Pr. de la Cité, 1997 ; Chroniques médiévales, Omnibus, 1994.

La présentation de ces œuvres a surtout pour but de faire comprendre aux élèves que la lecture est un moyen passionnant d’acquérir une formation générale solide.

sommaire & édito 095  * début moyen âge

Porcelaine de Sèvres, de Limoges ou d'ailleurs :

La pâte à porcelaine réunit trois roches essentielles : l’argile kaolinique, qui apporte blancheur et plasticité pour le façonnage, le quartz, élément dégraissant et le feldspath, élément nécessaire à la vitrification, qui confère à la porcelaine sa translucidité  (site Tourisme Haute Vienne)

Donc point de calcaire dans la composition ! Point d'albâtre non plus, qui est une roche calcaire (sulfate de calcium) !

 

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