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SOMMAIRE 

numéros parus depuis 1990

 

 

Publiés en version "papier" de septembre 1993 à mars 2004, les numéros 074 à 116 de la revue pédagogique LMDP seront progressivement mis en ligne.

Une cinquantaine d'articles parus dans cette série sont déjà sur notre site Internet : voir la page sommaire (titres en couleur rouge) ou la page archives. * Suivre cette mise en ligne

 

 

Numéro 074 - Septembre 1993

[mis en ligne : 11.2014]

 

Sommaire

1. Le cours de français dans le cadre d'un projet:

il est temps d'y songer

2. Écrire, quelle horreur ! 2e P

En bonus, des cadrans solaires

3. Albert Camus, L'étranger

Contrôle de lecture

4. Parcours d'une oeuvre:

Alexandre DUMAS, Le Comte de Monte-Cristo

5. Jean Anouilh, Armand Salacrou :

Deux expériences de théâtre 

6. Marivaux à l'école

Écriture, lecture, interprétation

Édito

Nouveaux programmes de français : quelques propositions
 

1. Abandonner définitivement les catégories inopérantes qui organisent l'enseignement du français.
On ne peut plus organiser des apprentissages en lecture-écriture et même dans le domaine de la réflexion sur la langue en conservant les catégories traditionnelles: grammaire, orthographe, conjugaison, vocabulaire. (Un tel morcellement ne peut assurer la maîtrise globale de la communication langagière.)

2. Proposer des ensembles d'activités et montrer les compétences en jeu. Il serait souhaitable que soient décrites des situations favorables aux apprentissages ainsi qu'à l'observation des compétences acquises ou en cours d'acquisition.

D'après Serge Martin, Le français aujourd'hui, suppl. du n. 101, mars 1993.

 

 

Le cours de français dans le cadre d'un projet

 

A.  A quelles conditions le projet sera-t-il en concordance avec les objectifs et les contenus du cours de français? 

 1.  Le projet permettra de pratiquer les quatre activités essentielles de la communication verbale: écouter, parler, lire, écrire.

 2.  Le projet mettra la classe en situation réelle de communication. Ce qui suppose:

        -      des partenaires "en chair et en os" mais aussi produits par l'imagination et la mémoire;

        -      une ouverture indispensable de la classe vers l'extérieur (autres lieux scolaires, quartier, région...).

        -      une publication et une "réception" effectives de la parole et de l'écrit: affichage, courrier, radio, revues, etc.

3. Le projet fournira l'occasion de varier les formes de communication: demander, raconter, amuser, décrire, prescrire, s'informer, informer, se présenter, imaginer, jouer avec le signifiant, reformuler, condenser, prendre des notes... 

4.   4.  Le projet est le lieu privilégié des activités dites fonctionnelles (c'est-à-dire où la communication verbale... fonctionne en vérité); mais le projet doit aussi être articulé avec les activités dites de structuration: le programme de celles-ci s'établit précisément à partir des attentes, des questions, des intérêts, des besoins... manifestés dans le déroulement des activités fonctionnelles.         

 B.   Comment le projet engagera-t-il vraiment dans une action collective?

début "projet" * sommaire & édito 074

 1. Il doit être un engagement négocié où l'adulte tient son rôle éducatif de susciter et de respecter la parole de chacun.

 

       2.  2.  Le rôle et les tâches de chacun seront clairement définis.

 3.  Toute initiative rentrant dans le cadre du projet peut être reconnue et favorisée. C'est apprendre à être responsable et créatif.

 4.  Les acteurs du projet ne sont pas seulement la classe et son professeur de français. Action collective implique ouverture, recherche de "complicités et de connivences": autres classes, autres enseignants, parents, autres milieux professionnels ou culturels...

 5.   5. Une évaluation sera faite périodiquement par la classe et le professeur de français, en tirant parti de l'appréciation des autres acteurs du projet.

 6. Action collective, le projet est aussi et surtout engagement personnel de chaque élève: ni anonymat, ni conformisme, ni passivité, mais apprentissage de l'autonomie et du partage des initiatives. En termes traditionnels, le "bulletin individuel" garde toute son importance.

 

 B. Projets effectivement réalisés dans plusieurs écoles au cours de l'année scolaire précédente...

Certains projets sont en rapport avec les événements successifs de l'année scolaire...:

Rentrée des classes (se présenter, faire connaissance, choisir... un projet!)

Fête de la communauté française (notre milieu culturel: folklore, patrimoine, écrivains...)

Bientôt Saint-Nicolas: le mythe, la réalité commerciale, le jouet, l'enfance, l'imagination, l'identification au jouet...

Noël et nouvel an: des textes de contes, de voeux...

Jumelage de classes (défi-lecture, correspondance, expositions...)

Excursion scolaire: téléphoner, écrire, se documenter, traiter une documentation

Journée Portes Ouvertes: affiche, montages poétiques ou informatifs ou narratifs, invitations...

 D'autres projets sont lien sans lien nécessaire et continu avec le calendrier scolaire:

 Préparation et présentation (aux autres classes, aux parents, à la localité...) d'un montage sur un thème donné: nature, jeunesse, folklore...

Opération Ecole Propre

Tenue du journal de bord de la classe

 Participation à la revue de l'école (choix d'une chronique)

 Rédaction d'un texte de fiction et prolongements divers ("conférence de presse", travail du résumé, de la publicité, théâtralisation)

 Conception, écriture et réalisation d'une pièce de théâtre: expression corporelle, travail de la voix, du texte "à voir et à entendre", et les à-côtés: publicité, invitation, affiche, compte rendu...

 Gérer une bibliothèque, un centre de documentation: découverte du monde de l'édition, des écrivains, de l'imprimerie; apprentissage du traitement de données écrites...

 La radio scolaire (amuser, informer, prescrire, solliciter, se documenter...)

 Rédaction d'un prospectus (sur l'école, sur la région, sur telle activité, sur tel monument...): fonction injonctive, symbolique, narrative... du texte

 Etc. Etc. Etc.!

 Ces expériences ont montré très souvent que les élèves perçoivent alors plus positivement le cours de français: ils voient "à quoi ça peut servir", sont davantage motivés et créatifs, et ils "en veulent" pour la maîtrise des normes de communication.

début "projet" * sommaire & édito 074

On découvre des énergies et des compétences certaines dans la classe elle-même si les élèves se sentent responsables.

Odile GUILLOT, Le français aujourd'hui, mars 1987

Autres projets dans LMDP : v. alphabet, renvois "projet"

Écrire, quelle horreur ! 1re accueil 2e P * En bonus, des cadrans solaires

Récit : Patrick François, Saint-Hubert

Cet article est déjà en ligne. Lire 

 

Albert Camus, L'étranger * Contrôle de lecture

Récit : Constant Habay, 3e degré, Arlon

« Vous lirez pour telle date tel ouvrage, dont nous commenterons de larges extraits...».

Le jour en question arrive et, bien entendu, une partie de la classe n'a pas lu l'ouvrage un tel et s'en soucie d'ailleurs comme de colin-tampon. Que faire? Je pense que certains  professeurs (ou bon nombre? ou peu?) ont vécu cette situation.

Je me suis résolu, dès lors, à proposer à mes étudiant(e)s un contrôle de lecture: leur poser une série de questions - dans un ordre croissant de difficulté - concernant le roman que nous allions Erreur! Source du renvoi introuvable. en classe.

Voici, par exemple, un questionnaire à propos de l'Etranger de Camus, dont l'étude m'a paru plus fructueuse par après.

Le héros s'appelle                                                          (1). Il vit à                                                       (2). Dans ce récit, la mort est omniprésente. Il s'agit de la mort de trois personnages:                                                                                                                                                                                          (5). Le héros a une liaison avec une jeune femme qui se prénomme                                             (6). Ils se rendent au cinéma et y verront un film où joue                                                (7). Parmi ses voisins, un couple étrange: un chien et son maître: le vieux                                                        (8). Un autre voisin, Raymond, sera responsable de bien des problèmes pour notre héros. Ce Raymond, quand l'avocat général lui demande ses moyens d'existence, lui répond                                                          . En fait, il est                                                  (10). Notre héros se défend mal en justice. Pourquoi a-t-il tué? Quelle réponse donne-t-il?                                                                                                                 (12). Camus, tout comme son héros, n'a pas connu son père. Sa mère lui a pourtant raconté une anecdote le concernant. Laquelle?                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   (14)

On a toujours dit que Camus s'était représenté lui-même dans ce roman. En effet, le héros dit d'un personnage qui le regardait: Quel est le métier de ce personnage?                                                                                                           (15) Camus écrira plus tard une pièce intitulée Le Malentendu, dont le sujet se trouve déjà dans l'Etranger. D'ailleurs, le narrateur dit même que cette histoire, . Racontez-la en quelques lignes:

                                                                                                                                                    (18)      

Pour conclure, il y a, dans ce livre, une invraisemblance manifeste sur le plan des faits. Laquelle?

 N. B.

1/ Les chiffres correspondent à une certaine gradation dans la difficulté...

2/ L'invraisemblance évoquée en conclusion est en rapport avec les pratiques judiciaires en usage en Algérie à l'époque présentée dans le roman.

 début "Camus" * sommaire & édito 074

 

 

Parcours d'une oeuvre: Alexandre DUMAS, Le Comte de Monte-Cristo

       Présentation: Jean-Marie PIERRE, I.S.M.A., ARLON

Deuxième degré (classe de troisième)

 

Le dossier complet comporte quatorze pages. Successivement:

1/      Quelques généralités. - L'auteur, un aperçu de l'ensemble du roman, le Château d'If, circonstances de la parution (1844-1845).

2/      Un guide de recherches

3/      Le cadre géographique, le contexte historique et le décor social:

         *        cartes (l'Europe de Marseille à Trieste, à Naples, à Paris...; plan de la ville de Marseille.

         *        chronologie de 1789 à 1842.

         *        illustrations par des tableaux d'époque.

4/      Des pistes pour l'analyse

Ne sont repris, ci-après, que les documents 2 et  4.

 

Ce guide de lecture - qui pourrait donner l'impression de proposer un parcours très (trop?)  détaillé... - a été au contraire un support efficace et surtout une incitation à poursuivre la lecture. En effet, poussés par la curiosité de connaître la suite du premier tome - pourtant bien copieux...! - plusieurs élèves de cette classe se sont mis spontanément à la lecture de la suite du roman.

N'est-ce pas la preuve qu'un des objectifs prioritaires a été atteint: susciter le goût de la lecture "en privé" ?!

 

 2.    Guide de recherches

(L'élève complète les "blancs", en se servant du document "généralités"...)

               L'auteur

               Alexandre DUMAS (1802-1870).

              

               Son oeuvre la plus connue (1844):

               avec les quatre héros:

                Le genre littéraire

               Un roman feuilleton publié quotidiennement dans le Journal des débats, d'août 1844 à janvier 1846.

                Les deux "faces" du récit

               1.            Il s'agit d'une "histoire", avec un choix et une combinaison de données:

               *             l'époque:

               *             les personnages:              

               *             les actions: elles sont toutes conduites      par l'esprit de:                                                                                            

                                                                                                par la loi du:

               2.            Il s'agit d'une "écriture", avec un choix et une combinaison de procédés d'expression:

                         - lexique des circonstances, pour préciser les situations;

                         - des réseaux de formes verbales et autres indices de temps (large utilisation du mode:               -                            );

                         - des images - métaphores, comparaisons... - pour "élargir" la narration;

                         - les dialogues, pour rendre le récit plus vivant;

                                         - les interventions du narrateur qui s'implique dans son oeuvre (indices de "discours").

                Les trois "parcours" du récit

         1.            Le rôle des actants

                       - le héros:

                       - l'objet de ses recherches:

                       - ses adjuvants (aides, auxiliaires, amis):

                       - ses opposants:

       

   2.            Les articulations des épisodes

                       Une situation initiale:

                       est inversée par des péripéties:

                       puis rétablie par de multiples rebondissements:

                       qui nous amènent à une question primordiale:

   3.            Le reflet d'une époque

              Dumas a écrit un roman de moeurs du dix-neuvième siècle. Après son évasion, un innocent, injustement envoyé au             -             pendant               -             ans, poursuit sa  -        inexorable sous le masque du       -             comte de Monte-Cristo en s'attaquant à diverses         -            .

                                                                                                                                          

               Le découpage 

       1.    Les chapitres correspondent à des parutions quotidiennes.

        2.    Emile de Girardin (1806-1881), publiciste et inventeur du roman-feuilleton, a écrit:

.

       

        3.     Recherchons quelques exemples dans le livre:

                              *             XI-XII:

                              *             XIV-XV:

                              *             XV-XVI:

                              *             XVI-XVII:

 

       4.    Pour rendre la lecture passionnante, les diverses péripéties sont souvent basées sur des oppositions:

                              *             justice/injustice: l'innocence de Dantès face à -

                              *             chance/malchance: Edmond avait tout pour être heureux, mais -

                              *             aide/obstacle: Morrel veut aider l'accusé; toutefois, -

                              *             alliance/rupture: le père et le fils Villefort

                              *             présence/absence: le prisonnier accepte sa détention; cependant -

 début "Dumas" * sommaire & édito 074

4.     Des pistes pour l'analyse

La pagination est celle du Livre de poche, n° 1119.

Quels rôles jouent les chapitres I à VI?

I:

II:

III:

IV:

V:

VI:

 VII (78) - Différencie ces deux personnages

Villefort:

Morrel:

 

VII - Retrouve des caractéristiques de Dantès:

* 80:

* 81:

* 82:

 VII (87) - Quelle est l'importance de la lettre pour la suite?

 

 VIII (93) - Combien de gendarmes arrêtent Edmond?

VIII (94) - Où le jeune homme est-il emmené?

 VIII (98) - Quelle est la destination de la barque?

 VIII (103) - Que regrette Dantès et pourquoi?

 VIII (105) - Quel nouveau personnage est annoncé?

 

IX - Après l'arrestation d'Edmond, comment réagissent

* Villefort (111):

* Mercèdès (113):

* Fernand (113):

* Morrel (113):

* Caderousse (114):

* Danglars (114):

* le père Dantès (114):

 

X - Où se déroule ce chapitre et pourquoi là?

X (123-124) - Qu'apprend Villefort au roi?

 

XI (126) - Quel épisode historique est annoncé?

 XI - Qui sont les personnages suivants:

* le duc de Blacas:

* le baron Dandréa:

 XI (131-132) - Qui est le général et que lui est-il arrivé?

 XI (132-133) - Pourquoi Villefort pâlit-il?

 XI (134) - Qu'accorde au procureur?

 XII - Que se passe-t-il dans ce chapitre?

 XIII (147) - Pourquoi le mariage de Villefort est-il reporté?

 XIII (148) - Combien de temps entre l'arrestation de Dantès et le retour du substitut à Marseille?

 XIII (153) - Que contient la lettre écrite par Villefort à propos de Dantès?

 XIII (154) - Que fait Villefort à Toulouse?

 XIII (155-157) - Après les Cent Jours, comment réagissent

* Danglas:

* Fernand:

* Mercédès:

* le père Dantès:

* Caderousse:

* Morrel:

 

XIV (171) - Que prouve l'ajout au registre?

XV (175+177) - A quoi pense Dantès en prison?

XV (187) - En quelle année sommes-nous arrivés?

XV - A quelle page Edmond entend-il Faria pour la première fois?

 

XVI (201+207) - Pourquoi l'abbé a-t-il été arrêté?

XVI (207-208-209) - Qu'a inventé le savant en prison?

 

XVII (213) - Un autre bricolage?

XVII (215) - Retrouve la synthèse des mésaventures de Dantès.

XVII (223) - Que comprend enfin Edmond?

XVII (224) - Pourquoi Faria est-il fâché?

XVII (229) - En combien de temps la brèche a-t-elle été ouverte?

 

XVIII (247-248) - Reconstitue le texte du papier relatif au trésor

XVIII (251) - Quels liens unissent les deux prisonniers?

XIX (252) - Que connaît Dantès à propos de Monte-Cristo?

XX - Comment Edmond s'est-il évadé du château d'If?

XXI - Que se passe-t-il à Tiboulen?

XXI (287) - Retrouve la date et tires-en des conclusions                                                                                                                                                              

 

XXII - A quelle page voit-on apparaître l'île de Monte-Cristo?

XXII - Avec quel contrebandier Dantès se lie-t-il d'amitié?

 

XXIII - Quel est le surnom d'Edmond et le nom de son bateau?                                     

XXIII (305) - Qu'arrive-t-il à Dantès?

XXIII (310) - Pourquoi est-il attiré par une roche précise?

 

XXIV (312) - Comment force-t-il l'entrée de la cachette?

XXIV (313) - Pourquoi hésite-t-il?

XXIV (318) - Que voit-il?

XXIV (319+320) - Que découvre-t-il?

début "Dumas" * sommaire & édito 07

 

XXV (322) - Que fait-il à Livourne?

XXV (323) - Pourquoi va-t-il à Gênes?

XXV (325) - Quelles nouvelles apprend-il?

XXV (326) - Où son bateau le mène-t-il?

 XXV (328) - Quelle identité prend-il?

 

XXVI (329) - Où est située l'auberge?

XXVI (331) - Qui en est le propriétaire?

XXVI (333) - Sous quels traits s'est déguisé Dantès?

XXVI (338) - Que fait-il miroiter devant l'aubergiste?

 

XXVII (352) - Que conclure à propos de la confession de Caderousse?

XXVII (350 à 361) - Qu'est-il advenu de

* Louis Dantès:                                                                                          * Morrel:

* Danglars:                                                                                                * Fernand:

* Mercédès:                                                                                               * Villefort:

 

XXVIII (364) - Quel est le nouveau déguisement de Dantès?

XXVIII (364-365) - Chez qui se rend-il?

XXVIII - Que désire-t-il consulter et pourquoi?

XXVIII (372) - Que glisse-t-il dans sa poche?

 

XXIX (373) - Qui constitue la maison Morrel?

XXIX (378) - A combien d'élève la dette?

XXIX (381) - Quelle nouvelle est annoncée?

XXIX (389) - Quel délai de paiement est accordé?

XXIX (390) - Quel sera le mot de passe utilisé par Dantès?

 

XXX - Qui sont ces personnages:

* Gaumard:                                                                                                 * Penelon:              

* Pharaon:                                                                                                   * Maximilien:

XXX (394) - Pourquoi Morrel s'est-il rendu à Paris?

XXX (399) - Que reçoit Julie et de qui?

XXX (403) - Quelle somme Morrel possède-t-il?

XXX (405) - Devant quel dilemme se trouve l'armateur? Sa décision?

XXX (408) - Quel coup de théâtre intervient?

XXX (410) - Que voit-on de la Canebière?

XXX (411) - Quelle conclusion tire l'inconnu des quais?

 

XXXI (411) - Qui sont les deux jeunes hommes?

XXXI (413) - Que leur propose le patron de l'hôtel?

XXXI (430) - Qui accueille Franz sur l'île?

XXXI (437+439) - Que fument-ils après le repas?

XXXI (442-444) - Quels effets ressent le jeune homme?

XXXII (450) - Quels sont les quatre grands événements annuels à Rome?

XXXIII (458-467) - Qui est Luigi Vampa?

                                                                                                                                                                                                                                                                

XXXIII (468-477) - Que se passe-t-il entre Carlini et Cucumetto?

XXXIII (478-479) - Comment Vampa et Cucumetto se rencontrent-ils?

XXXIII (480-485) - Qu'a fait Vampa pour offrir une robe à Teresa?

XXXIII (487) - Qui réapparaît?

XXXIII (488-494) - Que devient Vampa, et comment?

XXXIV - De quelle manière Albert et Franz font-ils la connaissance du comte de Monte-Cristo?

XXXV (530-532) - Quel sentiment anime et ronge le comte?

XXXV (544) - En quoi consiste le supplice de la Mazzolata?

 

XXXVI - Qui rencontrent les jeunes gens au cours du carnaval?

XXXVI (560) - Par qui est reçu Franz?

XXXVI (562) - Quelle invitation parvient à Albert?

XXXVI (570) - Qu'est un maccoletto?

 

Prouve que l'histoire continue dans le tome 2.

 

Jean Anouilh, Armand Salacrou : Deux expériences de théâtre 

 Récit de Dominique Spies et Anne-Catherine Charlier, Institut de Nazareth, Differt (MESSANCY)

  Depuis trois ans déjà, la Maison de la Culture du Sud-Luxembourg organise, dans le courant du mois de mai, un mini-festival de théâtre transfrontalier.

Au cours de cette manifestation, sont produits divers spectacles montés entièrement par des élèves d'établissements français, belges et luxembourgeois.

C'est à cet événement que ma collègue et moi avons associé une partie de nos élèves, durant l'année scolaire 92/93.

 *  *  *

 Jean ANOUILH, Ne réveillez pas madame

 Dominique SPIES, 10 élèves de 5ème compléments de français

 Ce cours de compléments de français est une activité que choisissent les élèves de n'importe quelle option, à raison de deux périodes/semaine.

 Après avoir consacré les trois premiers mois de l'année à des exercices oraux, notamment des exercices de technesthésie, nous avons décidé de nous lancer dans l'expérience de théâtre proposée par la Maison de la Culture du Sud-Luxembourg.

 Le premier travail consistait à choisir un texte. L'ensemble de la classe opta pour un texte déjà écrit , abandonnant l'idée d'une création. Aussi fallait-il encore s'y connaître en répertoire théâtral! Chacun apporta donc un certain éventail de propositions et après consultation et manipulation de livres, le choix se porta sur une pièce de Jean Anouilh.

 La seconde étape, la lecture, nous amena à parler de l'auteur, du genre de la pièce, du ton, etc.

C'est déjà l'occasion d'envisager le troisième travail, c'est-à-dire la répartition des rôles, l'adaptation à la scène, les coupures... En effet, les élèves réalisèrent vite que la pièce était trop longue (chaque troupe ne dispose que de trente minutes de scène). En outre, certains passages étaient trop difficiles à jouer (par exemple, les play-back...).

 Vint s'ajouter à ces premiers aménagements, la nécessité d'inventer des personnages supplémentaires ou d'étoffer certains rôles jugés trop restreints par les acteurs.

A ce stade-ci, un travail de réécriture fut nécessaire, afin de relier le mieux possible les passages entre-coupés, ainsi que les nouveaux rôles.

La rencontre avec la pièce est ici terminée. Tout ce travail s'est effectué en classe. Il leur reste à rentrer dans leur rôle. A ce stade, nous n'avons plus travaillé que sur la scène de notre petit théâtre.

Au cours de cette cinquième étape, nous avons projeté l'ensemble de la pièce sur scène afin de noter les emplacements, les déplacements, les gestes, les positions statiques (pas les plus faciles à assumer), les accessoires (nécessaires, et puis tous ceux qui aident à avoir de la contenance)...

Des idées de décors ont germé, ainsi que des orientations d'éclairage, des suggestions de bruitage, de musique. Tout ce travail demande beaucoup aux élèves, mais le professeur a un rôle tout aussi important, car tout ce qui se dit, toute proposition est à prendre en compte.

 Après quelques premières projections, les élèves se sont fixés, et le jeu devint plus précis. Alors chacun notifia sur son texte ses diverses directives (le texte a été photocopié pour chacun et recollé sur des feuilles plus grandes avec des marges qui permettent de noter toute remarque).

 Le sixième travail fut la mémorisation du texte. Les élèves mémorisaient à domicile. Au cours suivant, ils présentaient devant leurs collègues non-intervenants. Des conseils se sont échangés, des améliorations ont modifié le premier jeu. Les tons des divers personnages se sont fixés. Nous avons procédé ainsi par scène, chronologiquement.

 Le dernier travail consista à déterminer les costumes en fonction notamment du contexte dans lequel nous avions décidé d'inscrire notre pièce.

Pour les accessoires et les costumes, les élèves firent preuve de beaucoup de "débrouillardise". Les élèves ont réalisé eux-mêmes les décors au cours de peinture. Nous avions opté pour un double décor sur la scène: côté jardin, le bureau du metteur en scène (Julien), et côté cour, la scène elle-même avec son décor d'intérieur (la pièce se passe elle-même dans un théâtre).

 Quant à l'époque, les élèves avaient choisi les années 60.

 Trois jours avant le festival, nous avons eu l'occasion de répéter sur le plateau de la Maison de la Culture du Sud-Luxembourg en disposant des éclairages et de la sonorisation de professionnels.

Et le jour de spectacle, malgré le stress des premières secondes et l'appréhension du , j'ai eu la satisfaction de voir évoluer des acteurs amateurs, certainement, mais enrichis de toute cette expérience, de cet environnement, de ce contexte de professionnels qu'il leur a été permis de découvrir lors de cette rencontre.

 Une aventure qu'ils ont tous souhaité revivre.

début Anouilh/Salacrou * sommaire & édito 074

  Armand SALACROU, Poof

Anne-Catherine Charlier, dix élèves de 4e socio-éducative (Cours de techniques d'expression et de communication)

 Le cours de T.E.C. est un cours qui se donne de la 3e à la 6e année, à raison de trois périodes/semaine en 3e et 4e,  et de une période/semaine en 5e et 6e.

 En 4e, la première partie de l'année est consacrée à la création d'un spectacle de marionnettes. Les élèves en écrivent le scénario, fabriquent les personnages, les costumes et accessoires, les décors... Ils conçoivent la bande de bruitages et de musique... Tout est entièrement écrit, conçu et réalisé par les élèves. Ce spectacle est présenté devant les classes primaires de l'école.

 L'année passée, ce travail de création a été mené assez rapidement et de manière plus que satisfaisante.

 Les élèves ont alors demandé de pouvoir remonter une pièce de théâtre, comme ils l'avaient déjà fait l'année précédente. Cette expérience avait été concluante et ne leur donnait qu'une envie: recommencer.

 Nous avons donc, dans un premier temps, cherché une pièce à une dizaine de personnages et avec des rôles de valeurs plus ou moins égales. Car chacun veut monter sur scène, et désire un rôle d'une certaine importance, lui donnant un certain temps de parole. Nous trouvons alors Poof, d'Armand Salacrou (1950), qui répond à nos premières exigences après de nombreuses coupures et quelques adaptations du texte.

Le thème de la pièce nous plaît: une critique amusante et ironique de la publicité. Un jeune homme pauvre et intelligent se retrouve, après quelques inventions et idées originales, à la tête d'un empire de la publicité. Ce jeune homme, POOF, a réussi. Il décide alors de lancer une campagne contre la publicité.

 Un thème actuel, et à la portée de tous. Il n'y a pas vraiment d'histoire à raconter dans ce spectacle; il s'agit plutôt d'une suite de situations. Le travail devient alors intéressant pour nous: nous allons insister sur le jeu des personnages.

 Une grande importance est accordée à la voix et au physique. La voix pose pourtant problème pour certains (le ton, l'articulation, le débit de la parole).

Le costume est recherché: par les couleurs et accessoires vestimentaires, nous allons marquer les étapes de l'évolution de nos personnages.

 Le décor, nous l'avons voulu très simple. Il plante une place publique (sur laquelle tout se déroule). Nous avons fabriqué quatre échoppes de commerçants, et les avons placées en arc de cercle, pour obtenir ainsi une petite place commerçante.

 Tout ce travail nous passionne, et avance à bon rythme. Nous avons alors l'envie de nous lancer dans l'aventure jusqu'au bout: nous irons à la Maison de la Culture du Sud-Luxembourg, à Arlon, pour jouer dans un théâtre, un vrai!

Une scène aux dimensions qui nous paraissent démesurées, des loges, des coulisses, des techniciens professionnels! Cela nous impressionne énormément, et nous stimule. Le jour de la répétition, l'avant-veille du mini-festival, nous sommes heureux et complètement paniqués à l'idée de revenir jouer dans ces lieux et devant un public nombreux.

 Et voilà! Le grand jour est là! Tout se passe bien. Quelques trous de mémoire, bien camouflés par des improvisations. Les déplacements, la suite des scènes, la rapidité de certains passages avec les accessoires (nombreux!)... tout se déroule comme prévu. Bravo!

Maintenant, un grand sentiment de frustration. Autant de travail de préparation pour une petite demi-heure sur scène... cela passe si vite! Heureusement, nous avons une seconde représentation à l'école, à la Soirée Cabaret que nous organisons chaque année! Nous rejouerons, ainsi que les élèves de cinquième, qui ont vécu la même expérience que nous.

Un souhait: que nous puissions revivre cela!

début Anouilh/Salacrou * sommaire & édito 074

*  *  *

Annexe

Paul CLAUDEL, l'Échange (1re version), éd. Mercure de France

C'est pour cela qu'il va au théâtre...

Et il se regarde lui-même...

LECHY ELBERNON - Je suis actrice, vous savez. Je joue sur le théâtre.

Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c'est?

MARTHE - Non.

LECHY ELBERNON - Il y a la scène et la salle.

Tout étant clos, les gens viennent le soir, et ils sont assis par rangées les uns derrière les autres, regardant.

MARTHE - Quoi? Qu'est-ce qu'ils regardent, puisque tout est fermé?

LECHY ELBERNON - Ils regardent le rideau de la scène.

Et ce qu'il y a derrière quand il est levé.

Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c'était vrai.

MARTHE - Mais puisque ce n'est pas vrai! C'est comme les rêves que l'on fait quand on dort.

LECHY ELBERNON - C'est ainsi qu'ils viennent au théâtre la nuit.

THOMAS POLLOCK NAGEOIRE - Elle a raison. Et quand ce serait vrai, encore, qu'est-ce que cela me fait?

LECHY ELBERNON - Je les regarde, et la salle n'est rien que de la chair vivante et habillée.

Ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu'au plafond.

Et je vois des centaines de visages blancs.

L'homme s'ennuie, et l'ignorance lui est attachée depuis sa naissance.

Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, .

Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux.

Et il pleure et il rit, et il n'a point envie de s'en aller.

Et je les regarde aussi, et je sais qu'il y a là le caissier qui sait que demain

On vérifiera les livres, et la mère adultère dont l'enfant vient de tomber malade,

Et celui qui vient de voler pour la première fois, et celui qui n'a rien fait de tout le jour.

Et ils regardent et écoutent comme s'ils dormaient.

début Anouilh/Salacrou * sommaire & édito 074

 

Marivaux à l'école : Écriture - lecture - interprétation

Récit de Françoise Gendebien, ISF, Virton * Expérience menée en 7e professionnelle (14 élèves)

                                                                                                                                                                                                              

Le cours de français comprend 4 périodes/semaine. Durant ces heures, une plage est aménagée pour l'expression, tant orale qu'écrite.

 Tout a commencé très simplement, suite à la réalisation d'un poème effectué à l'aide de mots découpés dans des journaux et des magazines. Ensuite, cela a débouché sur l'oral, c'est-à-dire que chaque élève a offert oralement à ses collègues sa composition. Très vite, cela s'est révélé très fort, très vrai.

 Dès lors, nous nous sommes rendus au sein de notre petit théâtre, où règne une atmosphère d'invitation au don de soi. Là, les élèves ont donné leur texte par deux. Certains ont revêtu un masque pour l'abandonner quelque temps après.

 En outre, cela a ouvert sur des improvisations.

 Voilà le point de départ de tout !

 Un peu plus tard, nous avons analysé la pièce de MARIVAUX, Le jeu de l'Amour et du Hasard. En classe, chaque scène était lue à voix haute avec répartition des rôles pour chaque séquence, afin que tous soient complètement impliqués.

 C'est alors qu'une demande pressante du groupe a émergé pour offrir le texte sur scène. Tout de suite, ce fut un fol enthousiasme. Chacun y a donné le meilleur de lui-même et par là, se sont découvertes des ressources insoupçonnées. Tout a été mené de front par la classe: éclairage, habillement, mise en scène, en un temps record.

 Il s'avère nécessaire de souligner qu'une élève faisait partie d'une troupe d'amateurs et a donc inévitablement transmis sa passion, sans toutefois étouffer ses partenaires.

 Nous n'avons pu monter que quelques scènes choisies par les élèves car, malheureusement, le temps nous a manqué, mais cela a apporté un cadeau, une richesse que nous ne sommes pas près d'oublier.

 Aussi cette expérience sera renouvelée de façon à arriver cette fois à son terme.

 Il semble important de souligner que, si cette expérience fut possible, c'est grâce à un climat de confiance, d'écoute mutuelle entre le professeur et les élèves, qui s'installa petit à petit au fil de l'année scolaire.

 C'est au profit de cet échange collectif que chacun a pu se livrer et devenir tout simplement SOI, et donc naturel. Puis le don est venu. C'est là tout un cheminement.

 Quelle récompense pour tous!

début " Marivaux " * sommaire & édito 074 


NDLR - La salle de théâtre de l'ISF à Virton vaut le détour! Elégante, fonctionnelle, riche en accessoires (demandez à voir les armoires aux costumes et aux masques...), lieu de mise en oeuvre de réussites éducatives, c'est un "quatre étoiles" de la créativité pédagogique, valorisant au mieux la prise de responsabilité par les élèves, développant leur sens du travail en équipe, de la "belle ouvrage", et qui leur fait découvrir le large éventail de leurs capacités personnelles.

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